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"Ils dorment dans nos lits, c’est une honte": deux retraités découvrent que leur maison de vacances est squattée par un couple et leurs enfants

Les squatteurs ont changé la serrure, ainsi le contrat d'électricité à leur nom. Mais pour l'instant ils ne peuvent pas être expulsés.

À 75 ans, Henri, un mécanicien à la retraite, vit, avec sa femme, le cauchemar de nombreux propriétaires. Le couple qui habite à Lyon et possède depuis 35 ans une résidence secondaire dans le Var, à Théoule-sur-Mer, dans laquelle ils pensaient finir leurs vieux jours. 

En cette fin d’été, ils décident d’aller y passer quelques jours. Mais en arrivant, mauvaise surprise : les deux retraités se rendent compte que leur maison est occupée par un couple de squatteurs et leurs deux enfants. 

En arrivant devant sa résidence secondaire, Henri n'en revient pas. 

“J’ai vu les gens au balcon en train de boire des canons et puis je leur ai ‘qu’est-ce que vous faîtes ici ? C’est chez moi’. Ils m’ont répondu ‘vous n’êtes pas chez vous ici, c’est nous les propriétaires’”, explique Henri. 

La serrure a été changée, Henri et sa femme se sentent totalement dépossédé de leur bien. “Comme s’ils étaient propriétaires de la maison, ils ont changé le courant à leur nom. Ils dorment dans nos lits et tout, c’est une honte”, indique-t-il. 

Obligation de passer par une procédure judiciaire

La police est bien sur place, mais elle ne peut rien faire. Le délai de 48 heures pour expulser les squatteurs est dépassé. “J’ai bossé toute ma vie pour avoir un bien alors je ne suis pas d’accord, il faut que la justice fasse quelque chose tout de suite”, appuie-t-il. 

Henri et sa femme ont porté plainte et ils n'ont pas d'autre choix que d'attendre. 

“Aujourd’hui s’ils se font justice eux-mêmes, ils risquent d’être condamnés en correctionnelle. On est obligé de lancer une procédure judiciaire classique pour procéder à l’expulsion. Ca va prendre plusieurs semaines évidemment”, explique leur avocat, Me Renaud Broc. 

Les retraités espèrent récupérer leur maison au plus vite, car d'ici quelques semaines, ils n'auront plus de domicile. Ils ont vendu leur résidence principale à la mairie de leur commune. 

Rémi Ink avec Guillaume Descours