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Afghans rapatriés en France soupçonnés de liens avec les talibans: un homme placé en garde à vue

Selon nos informations RMC, l'un des cinq Afghans rapatriés et sous surveillance a été placé en garde à vue lundi soir: il a été interpellé à l'entrée de Paris.

Ils sont au coeur d'une surveillance particulière. Soupçonnés d'être en lien avec les talibans, cinq hommes rapatriés de Kaboul par la France et arrivés sur le sol français le 18 août dernier sont dans "le viseur de la DGSI" et font l'objet de mesures de "restriction de liberté" a assuré lundi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Ils ont pour l'instant interdiction de s'éloigner de la commune de Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis, où ils sont logés dans un hôtel depuis leur arrivée en France - via Abu Dhabi - après avoir quitté Kaboul dans un avion de l'armée française. 

Selon nos informations RMC, l'un des cinq hommes a été placé en garde à vue lundi soir: il a été interpellé à l'entrée de Paris.

L'homme a donc violé une double interdiction: il devait rester en quarantaine sanitaire dans un hôtel et avait ordre de ne pas quitter la ville de Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis. Il est entendu par les enquêteurs, qui cherchent désormais à comprendre pourquoi il est sorti de la ville.

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Logés dans un hôtel pendant la durée de leur quarantaine, ces hommes doivent être dans leurs chambres, lors de visites quotidiennes des forces de l'ordre et sont sommés de déclarer toute nouvelle adresse. Ces mesures s’appliquent pour une durée de trois mois et en cas de non-respect de celles-ci, ils risquent 3 ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.

Il s'agit d'un proche de l'homme qui a particulièrement retenu l'attention des autorités. Ce dernier, un Aghan né le 30 avril 1991 à Kaboul, a reconnu son appartenance au mouvement taliban et a également reconnu avoir porté des armes en tant que responsable d’un barrage à Kaboul.

A l'arrivée du vol à Abu Dhabi, la Direction générale de la surveillance intérieure (DGSI) "a fait le travail qu'elle n'avait pas pu faire à Kaboul" en menant des entretiens de sécurité, a expliqué Gérald Darmanin. A son arrivée, en France ce week-end, il s'est vu notifier une "Micas", mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance, tout comme trois de ses proches "pour l'heure non directement soupçonnés".

Quant au cinquième homme, "on a vu après une enquête DGSI qu'il avait des liens avec ces personnes bien qu'étant venu séparément", a détaillé le ministre. Les cinq sont sous "surveillance de la DGSI" et font l'objet de mesures de "restriction de liberté", a-t-il précisé. 

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Maxime Brandstaetter (avec XA)