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Que reproche-t-on aux 5 Afghans rapatriés de Kaboul en France et sous étroite surveillance de la DGSI?

L'un d'eux, qui a reconnu son appartenance au mouvement des talibans, a également aidé policiers et militaires à évacuer l'ambassade de France.

Soupçonnés d'être en lien avec les talibans, cinq hommes rapatriés de Kaboul par la France et arrivés sur le sol français le 18 août dernier sont dans "le viseur de la DGSI" et font l'objet de mesures de "restriction de liberté" a assuré lundi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Ils ont pour l'instant interdiction de s'éloigner de la commune de Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis où ils sont logés dans un hôtel depuis leur arrivée en France via Dubaï après avoir quitté Kaboul dans un avion de l'armée française. 

L'un d'entre eux a particulièrement retenu l'attention des autorités. Cet Aghan né le 30 avril 1991 à Kaboul a reconnu son appartenance au mouvement taliban et a également reconnu avoir porté des armes en tant que responsable d’un barrage à Kaboul.

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Surveillance étroite

Mais cet homme a aussi aidé les policiers et les militaires à évacuer l’ambassade de France après la prise de Kaboul par les talibans le 15 août dernier. Une aide pour laquelle il risque "d'importantes représailles en Afghanistan", explique une source proche du dossier à RMC.

C'est la raison pour laquelle la France a donc décidé de l’expatrier avec sa famille par avion. Ce n’est qu’après avoir quitté Kaboul que la Direction générale de la surveillance intérieure, la DGSI, a pu enquêter sur lui. À son atterrissage en France il a donc été décidé de restreindre ses libertés ainsi que celles de 4 rapatriés proches dont son frère.

"Il s'agit d'un Afghan qui a aidé à l'évacuation de Français, de personnes qui ont travaillé pour la France lors de l'évacuation de l'ambassade, à un moment qui était incroyablement tendu, (et) qui a probablement sauvé des vies", a précisé Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV.

Ils sont désormais sous étroite surveillance et ont interdiction de s'éloigner de la commune de Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis où ils sont logés dans un hôtel pendant la durée de leur quarantaine. Ils doivent être chez eux lors de visites quotidiennes des forces de l'ordre et sont sommés de déclarer toute nouvelle adresse. Ces mesures s’appliquent pour une durée de trois mois et en cas de non-respect de celles-ci, ils risquent 3 ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.

Selon nos informations RMC, l'un des cinq hommes a été placé en garde à vue lundi soir: il a été interpellé à l'entrée de Paris. L'homme a donc violé une double interdiction: il devait rester en quarantaine sanitaire dans un hôtel et avait ordre de ne pas quitter la ville de Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis. Il est entendu par les enquêteurs, qui cherchent désormais à comprendre pourquoi il est sorti de la ville.

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Maxime Brandstaetter (avec Guillaume Dussourt)