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Carlos Ghosn libéré sous caution avec interdiction de quitter le Japon

La justice japonaise a accepté la demande de libération sous caution de Carlos Ghosn, trois mois après son incarcération.

La troisième a été la bonne. Ce mardi matin Le tribunal de Tokyo a accepté la demande de libération sous caution de Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, trois mois après son incarcération au Japon.

Cette annonce est plutôt une surprise, tant la justice japonaise s’est montré ferme à l’égard du dirigeant, accusé d’avoir caché une partie de ses revenus. Deux demandes de mises en liberté sous caution avaient été précédemment rejetée. Carlos Ghosn pourrait être libéré dans la journée, à moins que le bureau du procureur ne le ré-arrête sur de nouvelles charges ou qu’un appel n’inverse la décision.

Le tribunal de Tokyo a assorti sa décision d'autoriser la libération sous caution de Carlos Ghosn de diverses conditions: obligation de résider au Japon, interdiction de quitter le pays même pour un bref séjour et dispositions pour éviter sa fuite et la destruction de preuves.

8 millions d'euros de caution

Mais selon la chaîne publique NHK, le tribunal de Tokyo a estimé que le risque de fuites ou d’altération des preuves étaient faibles. C’est ce qui avait motivé les refus précédents, dans l’idée que l’ex-dirigeant puisse fuir le Japon ou entraver l’enquête qui continue pour éviter un procès qui paraît fort probable.

Carlos Ghosn a dû offrir de nombreuses garanties notamment une caution de 8 millions d’euros, et même en liberté, ses conditions de communication avec l’extérieur pourraient être limitées.

L’ex PDG de Renault Nissan a été mis en examen et détenu le 19 novembre 2018 au Japon pour avoir minoré ses revenus déclarés aux autorités boursières dans des documents remis par Nissan pour les années 2010 à 2018.

Constantin Simon (avec Guillaume Dussourt)