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Crise des sous-marins: Joe Biden et Emmanuel Macron s'entretiennent par téléphone, grosse conséquence sociale pour Naval Group

Dans un communiqué commun, les deux chefs d'Etat ont tenu à montrer que la situation s'arrange.

La crise des sous-marins bientôt terminée? Peut-être. Six jours après la révélation de l'annulation du contrat du siècle, les chefs d'Etat français et américain se sont parlés.

Joe Biden et Emmanuel Macron se sont entretenus au téléphone et ont annoncé des "engagements" pour rétablir la confiance entre Paris et Washington.

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Et d'abord, ils ont fait un constat commun. Des consultations ouvertes entre alliés, donc une meilleure communication, auraient permis d'éviter ces tensions. Le président américain l'a lui-même reconnu. Des décisions ont aussi été actées et un processus de consultation approfondie a été ouvert.

Objectif restaurer et garantir la confiance entre la France, l'Union européenne d'un côté et les Etats Unis de l'autre. Un rendez-vous a été pris entre les deux chefs d'État à la fin du mois d'octobre en Europe pour lancer ce processus.

Gel des embauches chez Naval Group

Le président américain viendra pour participer au G20 à Rome, l'occasion d'enterrer la hache de guerre. Signe d'apaisement dans cette crise, il a été décidé aussi que l'ambassadeur français aux Etats-Unis revienne à Washington la semaine prochaine et renoue des liens avec les hauts fonctionnaires américains.

Ce jeudi matin, le président de Naval Groupe sort du silence dans le journal le Figaro et affirme que tous les voyants étaient pourtant au vert avec l'Australie. Eric Pommellet le PDG s’est dit "sous le choc", et déplore une décision d'une "brutalité inouïe" et affirme que le matin même du jour de la rupture du contrat, l'Australie avait accepté les dernières offres, avant donc de faire volte-face. "Nous ne sommes pas en faute", persiste Naval Group, qui compte envoyer "dans quelques semaines" la facture "chiffrée et détaillée" à l'Australie, pour ce gigantesque contrat à 31 milliards d'euros, soit 10% des ventes de l'industriel français.

Conséquence sociale, Naval Group a immédiatement gelé les embauches de cadres et d'ingénieurs. "Touché, mais pas coulé" affirme son PDG qui, sans en dire plus sur leur avenir professionnel, reconnaît une "situation délicate" pour les salariés du site de Cherbourg, dans la Manche au total, 500 personnes sont concernées.

Mahauld Becker-Granier et Paul Barcelone avec Guillaume Descours