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"Enfin le monde comprend qu'il y a un problème ici": au Venezuela, les pro-Guaido poursuivent la lutte

Samedi, les pro-Maduro et pro-Guaido ont défilé dans les rues de la capitale du Venezuela alors que le chef de l'État, Nicolas Maduro, continue à défier l'Occident. Ce dimanche expire l'ultimatum donné par six pays de l'UE lui demandant de convoquer une nouvelle élection présidentielle.

Au Venezuela, le face-à-face se poursuit entre Juan Guaido, le président autoproclamé et Nicolas Maduro, le chef d'Etat contesté. Samedi, dans les rues de la capitale, on pouvait retrouver d'un côté les pro-Maduro, mobilisés pour défendre les 20 ans de la révolution chaviste, et à quelques kilomètres les pro-Guaido.

Cette journée de samedi a aussi été marquée pour les pro-Guaido par le soutien d'un général de division de l'armée de l'air. Il a annoncé qu'il ne reconnaissait plus l'autorité dictatoriale de Nicolas Maduro et faisait allégeance à Juan Guaido. Il a appelé ses pairs à faire de même et à cesser la répression.

"Suffit ce gouvernement qui n’a apporté que la faim et la misère"

Le président auto-proclamé par intérim a traversé une foule compacte et s'est adressé à ses soutiens. Ces Vénézuéliens voient en Guaido celui qui pourrait changer le pays qui s'enfonce dans la crise.

Parmi les manifestants pro-Guaido, on pouvait voir du jaune, du bleu, du rouge... Les couleurs du Vénézuela flottaient au dessus de la foule. Willian, la cinquantaine, tenait fièrement une pancarte où l’on peut lire "Basta".

"Suffit la répression, suffit cette dictature, suffit ce gouvernement qui n’a apporté que la faim et la misère. Je lutte pour mes petits enfants, pour mes enfants, pour la justice."

"Enfin le monde comprend qu’il y a un problème ici"

Face à la scène, Yvetella tenait quant à elle un drapeau des Etats-Unis. Pour ce médecin, il fallait que l’aide arrive, d’où qu’elle soit.

"Ce que je voulais dire avec ce drapeau, c’est remercier les USA, car grâce à eux, il y a un effet domino. Enfin le monde comprend qu’il y a un problème ici"

Un problème qui ne peut plus durer, et des manifestants remplis d’espoir.

"La dictature n’est toujours pas tombée mais on en est proches. Il faut continuer à se battre dans la rue !"

La date choisie par l’opposition pour le prochain rendez vous est symbole d’espoir et d’avenir le 12 février, jour de la fête de la jeunesse. 

A Caracas, Mahauld Becker-Granier et Rémi Ink (avec J.A.)