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Entre menaces et attaques, l'Iran et les États-Unis de plus en plus proches d'un conflit

Après de nouvelles attaques iranienne samedi, Donald Trump a menacé de cibler des sites iraniens. Il affirme être prêt à frapper "très rapidement et très durement".

La tension continue de monter au Moyen-Orient entre l’Iran et les Etats-Unis. Le président Donald Trump a averti samedi soir Téhéran que les Etats-Unis ont identifié 52 sites en Iran et les frapperont "très rapidement et très durement" si la République islamique attaque du personnel ou des objectifs américains.

Donald Trump s'est exprimé par un tweet. Selon lui, certains de ces sites iraniens "sont de très haut niveau et très importants pour l'Iran et pour la culture iranienne. Les Etats-Unis ne veulent plus de menaces!", a-t-il écrit. 

Plus tôt samedi, deux attaques ont visé quasi-simultanément l’ultrasécurisée Zone verte de Bagdad, quartier où se situe notamment l'ambassade américaine, et une base aérienne irakienne abritant des soldats américains. Ces attaques s’inscrivent dans la lignée de l’attaque de l’ambassade américaine en Irak à laquelle les États-Unis avaient répondu par une frappe de drone qui avait tué un des plus hauts responsables politiques et militaires de l’Iran le général Soleimani

L'Iran a promis une vengeance dure au bon endroit et au bon moment. Lorsque ça arrivera les Etats-Unis seront obligés de répondre et ils tomberont peut-être alors dans un engrenage qu’on pourrait appeler une guerre. 

Jusqu’à présent Donald Trump faisait des déclarations d'une violence inédite lorsqu'il menaçait par exemple de détruire totalement la Corée du Nord, mais ça n'allait pas plus loin. Au contraire, puisque Donald Trump est devenu particulièrement amical avec Kim Jong-un comme aucun président des Etats-Unis et sans rien obtenir de la Corée.

Avec l'Iran, Donald Trump a aussi été menaçant. En juillet 2018, il a twitté au dirigeant iranien Hassan Rohani : "Ne menacez plus jamais les Etats-Unis, vous allez subir des conséquences telles que peu en ont connu au cours de l'Histoire en ont connu auparavant". C'était peut-être du bluff là encore, comme avec la Corée du Nord. Ou peut-être pas au vu des derniers événements.

Cédric Fraiche avec Guillaume Descours