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Guerre en Ukraine: "Poutine a choisi la voie de l'effusion de sang", la communauté internationale condamne l'opération russe

La Russie a lancé une opération militaire contre l'Ukraine ce jeudi. Des Etats-Unis au Japon, en passant par l'Europe, de nombreux pays condamnent la manoeuvre russe et promettent que le monde entier demandera des comptes.

La Russie a lancé ce jeudi une opération militaire en Ukraine. C’est le président Vladimir Poutine qui a, lors d’une déclaration surprise à la télévision, annoncé l’opération. "Nous nous efforcerons d'arriver à une démilitarisation et une dénazification de l'Ukraine", a-t-il indiqué.

Après les déclarations de Vladimir Poutine, de puissantes explosions et des sirènes ont été entendues dans plusieurs villes ukrainiennes. Une série d'explosions ont été entendues à Kiev, où les sirènes d'alarme anti-bombardement ont retenti. Des explosions ont également été entendues à Kramatorsk, ville dans l'est qui sert de quartier-général à l'armée ukrainienne, à Kharkiv, deuxième ville du pays, à Odessa, sur la mer Noire, à Kharkiv, deuxième ville du pays située près de la frontière russe, ainsi qu'à Marioupol, plus grande ville ukrainienne proche de la zone de front.

Cela marque une nouvelle étape dans le conflit entre l’Ukraine et la Russie alors que la guerre semble proche depuis plusieurs jours déjà. Rapidement, la communauté internationale a réagi. Le président américain Joe Biden a dénoncé "l'attaque injustifiée" de la Russie contre l'Ukraine.

"Le président Poutine a choisi (de lancer) une guerre préméditée qui entraînera des souffrances et pertes humaines catastrophiques", a dit Joe Biden dans un communiqué. "La Russie, seule, est responsable de la mort et de la destruction que cette attaque provoquera", a-t-il insisté, assurant que "le monde exigerait des comptes de la Russie".

Du côté de l’ONU, le Conseil de sécurité s’est réuni en urgence. Le conflit déclenché par la Russie en Ukraine "doit s'arrêter maintenant", a imploré le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. "Président Poutine, au nom de l'humanité, ramenez vos troupes en Russie", a lancé le chef de l'ONU, visiblement éprouvé par l'annonce d'une opération militaire russe en Ukraine au beau milieu de la session du Conseil de sécurité. "C'est le moment le plus triste de mon mandat de secrétaire général des Nations unies", a-t-il ajouté. Le chef de l'Otan, Jens Stoltenberg, a lui condamné une "attaque téméraire et non provoquée" par la Russie.

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Condamnation unanime en Europe, la Chine accuse l'Ukraine de souffler sur les braises

Le chancelier allemand Olaf Scholz a dénoncé de son côté "une violation éclatante" du droit international, tandis que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'est engagée à demander à Moscou de "rendre des comptes". Pour le Premier ministre britannique Boris Johnson, "le président russe a choisi la voie de l'effusion de sang". Le Premier ministre italien Mario Draghi a qualifié l'attaque russe sur l'Ukraine d'"injustifiée et injustifiable", assurant que l'Union européenne et l'Otan travaillaient à une réponse immédiate. 

La Finlande et la Suède, non-membres de l'Otan, ont condamné jeudi l'attaque russe contre l'Ukraine, dénonçant séparément "une attaque contre l'ordre de sécurité européen". Le gouvernement polonais a annoncé avoir demandé à l'Otan d'activer l'article 4 du traité de l'Alliance qui prévoit des consultations en cas de menace à la sécurité de l'une des parties.

Hors de l’Europe, la Japon a également condamné l’opération de la Russie. L'attaque russe de l'Ukraine "secoue les fondations de l'ordre international", a dénoncé jeudi le Premier ministre japonais Fumio Kishida.

De son côté, la Chine, alliée de la Russie, a indiqué “s’opposer à toute initiative susceptible d’intensifier la guerre”. Mais le ministère des Affaires étrangères chinois a déclaré au sujet de l’Ukraine que “certains pays ont suivi les Etats-Unis en soufflant sur les braises”. 

La rédaction avec AFP