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Guerre en Ukraine: un proche de Poutine libéré dans un échange de prisonniers

Un important échange de prisonniers a eu lieu, ce mercredi, entre Kiev et Moscou. Parmi les prisionniers libérés, un député ukrainien proche de Vladimir Poutine: Vikor Medvedtchouk.

C'est le plus important échange de prisonniers entre Kiev et Moscou depuis le début de l'offensive russe en Ukraine, le 24 février dernier. Parmi les prisonniers russes libérés ce mercredi, Viktor Medvedtchouk, un Ukrainien proche de Vladimir Poutine, détenu en Ukraine depuis mi-avril:

"Viktor Medvedtchouk a été libéré", a simplement indiqué à l'agence de presse russe Ria Novosti Denis Pouchiline, à la tête de la "république" autoproclamée par les séparatistes à Donetsk, dans l'est de l'Ukraine.

Un Ukrainien pro-russe

Cette confirmation intervient au lendemain d'un important échange de prisonniers entre Kiev et Moscou, après lequel le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait précisé que Viktor Medvedtchouk faisait partie des personnes libérées. Cet ancien député ukrainien, réputé proche du président russe Vladimir Poutine, avait été arrêté mi-avril par les services spéciaux ukrainiens alors qu'il était en fuite, soupçonné de trahison en faveur de Moscou.

Plus tôt dans la journée, le ministère russe de la Défense avait indiqué dans un communiqué que les 55 militaires russes libérés en échange de 215 prisonniers ukrainiens "sont arrivés sur le territoire de la Fédération de Russie par des avions militaires et se trouvent dans des établissements médicaux du ministère".

Ils "ont eu la possibilité de contacter leurs proches", avait affirmé le ministère russe, ajoutant que ces militaires libérés "recevaient l'assistance psychologique et médicale nécessaire". L'important était "de faire revenir nos gars le plus tôt possible", a affirmé de son côté le dirigeant de l'autoproclamée république séparatiste de Donetsk.

De nouvelles tensions autour de Zaporijjia

Mercredi soir, Kiev avait annoncé un important échange de prisonniers avec Moscou, dont des chefs de la défense de l'aciérie d'Azovstal à Marioupol (sud-est), symbole de la résistance à l'offensive russe. Jeudi, l'armée russe a par ailleurs une nouvelle fois accusé Kiev de "continuer ses provocations" afin de "créer une menace de catastrophe (...) à la centrale nucléaire de Zaporijjia", la plus grande d'Europe.

"Mercredi, 13 obus ont été tirés par l'artillerie ukrainienne sur la ville d'Energodar (où se trouve la centrale) et le territoire adjacent à la centrale nucléaire de Zaporijjia", a affirmé le ministère russe de la Défense dans son communiqué.

Selon cette même source, le niveau de radiations sur le site est cependant "normal". Depuis plusieurs mois, Russes et Ukrainiens se rejettent mutuellement la responsabilité sur ces frappes autour de la centrale.

MM avec AFP