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Rencontre avec Poutine, visite à Kiev... qui est Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU?

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est en visite en Ukraine ce jeudi. Il va notamment rencontrer le président ukrainien, au lendemain d'une rencontre avec Vladimir Poutine.

Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, est arrivé mercredi en Ukraine après avoir rencontré Vladimir Poutine à Moscou. Ce jeudi matin, il va se rendre dans les banlieues de Kiev, à Irpin et à Boutcha, lieu des exactions de l’armée russe, puis il verra le président ukrainien, Volodymyr Zelinsky.

Les ambitions de ce voyage sont modestes. Le secrétaire général de l’ONU n'espère pas mettre un terme à la guerre, mais au moins assurer l'évacuation des civils des zones de combats. Obtenir l’ouverture de corridors humanitaires. Mais c’est tout de même un événement, un retour de la diplomatie dans ce conflit.

Antonio Guterres, comme secrétaire générale de l'ONU, c'est l’homme qui est au sommet de la diplomatie mondiale. Il dit qu’il exerce “le job le plus difficile du monde”. Cela fait cinq ans qu’il est à ce poste, pas très connu sur la scène mondiale, mais unanimement salué pour son efficacité.

Auparavant, il a été dix ans le patron du HCR, l’agence de l’ONU chargée de la question des réfugiés. C’est lui qui a dû gérer la plus grande crise humanitaire depuis 1945: la guerre en Syrie, et les millions de Syriens qui se sont réfugiés en Turquie et au Liban.

C’est le HCR qui les loge et les nourrit dans des camps. Il s’est fait remarquer par ses coups de gueule contre la communauté internationale qui n'était pas très solidaire. Il a commenté: “Vous n’imaginez pas le niveau de souffrance que j’ai vu”.

Ancien Premier ministre du Portugal

Avant le HCR et l’ONU, il a été Premier ministre du Portugal. Il est d’ailleurs le premier secrétaire général de l'ONU à avoir dirigé un gouvernement.

Ingénieur de formation, il a été élu député socialiste à 26 ans seulement, juste après la révolution des Oeillets et la fin de la dictature. Il sera ensuite Premier ministre pendant six ans. Européen convaincu, il fait entrer le Portugal dans l’Euro. Polyglotte, il parle couramment quatre langues, dont le français. Sinon, il ne pourrait pas être à la tête de l’ONU.

Voilà le profil de ce monsieur de 72 ans, qui va de nouveau être confronté à la souffrance des gens en se rendant dans la ville martyre de Boutcha.

Nicolas Poincaré