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Une chercheuse franco-iranienne, détenue en Iran, entame une grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détentions

La chercheuse est accusé d'espionnage par Téhéran. Elle est emprisonné depuis sept mois lors que l'Iran ne reconnaît pas sa nationalité française.

C’est par une lettre écrite depuis sa cellule que Fariba Adelkhah annonce sa grève de la faim. Cette chercheuse franco-iranienne a été arrêtée en juin en Iran pour des accusations d'espionnage. Avec sa codétenue, une chercheuse australienne elle aussi arrêtée pour espionnage, elle a entamé une grève de la faim le 24 décembre. 

Cela fait sept mois que l’anthropologue est derrière les barreaux, soumise à une pression psychologique constante. Elle a très peu de contacts avec l’extérieur alors que l’Iran ne reconnaît pas sa nationalité française. 

Un dossier suivi par Emmanuel Macron

Cette grève de la faim Fariba Adelkhah veut la mener au nom de ces universitaires emprisonnés selon elle injustement. Le message renvoie aussi à l’un de ses proches. Le chercheur français Roland Marchal lui aussi arrêté en juin et depuis détenu dans une prison iranienne. 

Du côté du Quai d’Orsay, on assure suivre ces dossiers "avec la plus grande attention". Le 10 décembre, Emmanuel Macron montait lui-même au créneau sur Twitter. Il assurait avoir demandé au président iranien leur libération sans délai.

Nicolas Feldmann avec Guillaume Descours