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"Je crains qu'ils nous fassent fermer à 23 h bientôt": en Charente-Maritime le taux d'incidence explose et multiplie les fermetures de bars restaurants

À La Rochelle, chaque jour, plusieurs restaurants ou bars sont contraints de plier leur terrasse pour quelques jours, en pleine saison, en raison de cas-contact ou de cas positifs dans les équipes.

Une seule terrasse d’ouverte, c'est un triste spectacle qui se joue rue Bletterie à La Rochelle où Lucie habite: "La rue est un peu morte c’est vrai, on a beaucoup de restaus fermés". Fermés, pour cause de Covid-19. Car l'inquiétude monte en Charente-Maritime où le taux d’incidence est de 185 cas pour 100.000 habitants. Résultat les fermetures temporaires de bars et de restaurants se multiplient. L'ARS du département estime qu'une trentaine d’établissements sont concernés pour l’instant.

C'est le cas du restaurant Papy Mougeot: "Mon associé et moi on s'est fait tester positif vendredi matin. Là on ferme dix jours et on revient mardi. C'est un crève-cœur et on a l'impression que ça va ne jamais s'arrêter. Il y a une perte de chiffre énorme. Avec toutes les personnes contaminées à La Rochelle je crains qu'ils nous fassent fermer à 23 h bientôt", assure à RMC Loris Gauthier le cogérant.

"Ça fait une semaine de fermeture pendant la saison touristique..."

À quelques rues de là, le Palem Café reprend vie après 7 jours de fermeture: "On rouvre, on est content on a le sourire mais ça fait une semaine de fermeture pendant la saison touristique. On a fermé une semaine parce qu'on était cas-contact du coup est-ce qu'on ne va pas refermer en août ou en septembre?", s'interroge la cogérante Kelly Monsanson.

Pour l’éviter il faut tester plus facilement, plaide Guillaume Jacques, patron de bar et membre de l'Union des métiers de l’hôtellerie: "Il n'y a pas de créneau dédié à notre profession. J'ai demandé à tous mes salariés d'aller se faire tester, ils ont attendu 3h, quand il y a des gens qui travaillent ce n'est pas évident. Dans nos métiers qui sont des métiers de contact, il y a peut-être quelque chose à faire dans ce sens-là". Une situation d’autant plus préoccupante que le manque de saisonniers rend difficile le remplacement des cas contacts.

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Martin Cadoret (avec G.D.)