RMC

Le suspect toujours en fuite, de l'ADN retrouvé: le point sur l'enquête après l'explosion à Lyon

Les enquêteurs ont pu identifier la composition de l'engin explosif qui contenait notamment du TATP. Un explosif artisanal très puissant qui était néanmoins présent en petite quantité.

Le suspect n’a toujours pas été retrouvé après l’explosion à Lyon qui a fait 13 blessés légers. Samedi soir, la police a diffusé de nouvelles photo de l’homme pour compléter l’appel à témoins qui a été lancé vendredi. Sur ces photos, apparaît un homme d'une trentaine d'années à vélo, vêtu d'un bermuda vert clair, d'une chemise vert foncé, d'une casquette et de lunettes noires.

Sur les lieux de l'explosion, la police scientifique a retrouvé des traces infimes de TATP, cet explosif très instable utilisé entre autres lors des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Des vis et des billes en métal ont aussi été retrouvées sur place, ainsi que des morceaux du dispositif de déclenchement à distance. 

Enfin, l'ADN isolé sur le sac en papier qui contenait le colis piégé ne sera d'aucune utilité pour les enquêteurs. En effet, il ne figure pas parmi les trois millions de profils du fichier national des empreintes génétiques.

Pas de revendication

Pour l'instant, il n'y a eu aucune revendication de cette attaque. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'affaire et une enquête pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" a été ouverte selon le procureur de Paris, Rémy Heitz.

Une cellule d'urgence médico-psychologique mise en place après l'explosion. En effet, même si les victimes ne sont que légèrement blessées le traumatisme est fort, et il était crucial de les prendre en charge le plus vite possible. "Parfois, les gens ont eu vraiment un grand sentiment d’insécurité du fait qu’il se promenait tranquillement et d’un coup ça explose, il voit des gens par terre sans savoir quel est le bilan. La prise en charge elle est importante dès le départ pour que les gens se sentent soutenus, qu’ils n’aient pas l’impression d’être abandonnés", explique Nathalie Prieto, la responsable de la cellule. 

Edouard Dufrasne avec Guillaume Descours