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Les 270 salariés d'Ascoval fixés sur leur sort ce jeudi: "On ne voit pas pourquoi ça ne marcherait pas"

La décision de la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg sur l'avenir de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord) sera connue jeudi à 14h.

Le tribunal de commerce de Strasbourg doit rendre aujourd'hui son délibéré concernant l'avenir de l'aciérie Ascoval entre nouvelle liquidation judiciaire ou reprise. Trois entités se sont présentées comme potentiels racheteurs après le désistement surprise en décembre du groupe franco-belge Altifort. Il s'agit du fonds SecuFund Industry, l'industriel régional Pascal Cochez et British Steel. Et pour le moment, c'est ce dernier qui tient la barre, surtout du côté des salariés.

L'Anglais dispose déjà de plusieurs sites en Angleterre, mais aussi à Hayange en Moselle et il est le seul à garantir que les salariés resteraient dans l'entreprise.

"Pas mal d'anxiété"

Nathalie Delabre, responsable du service des achats chez Ascoval et déléguée CFE-CGC, a bon espoir: "C'est quand même pas mal d'anxiété. On arrive au bout du bout et on se demande si ça sera la dernière version parce qu'il y a déjà tellement eu de rebonds. On refuse de penser qu'il puisse y avoir liquidation. On n'a quand même pas fait tout ça pour en arriver à une liquidation, ce n'est pas possible. On a de bons espoirs, le dossier est sérieux, costaud, au niveau financier c'est ficelé, on ne voit pas pourquoi ça ne marcherait pas".

Dans un premier temps, les magistrats strasbourgeois avaient accordé la reprise d'Ascoval au franco-belge Altifort, mais, fin février, celui-ci s'était désisté, étant incapable de réunir les fonds nécessaires. Cet épisode avait été vécu comme une véritable douche froide par les salariés, désormais 270, après une dizaine de démissions et de départs en retraite.

Margaux Boddaert avec Paulina Benavente