RMC

Les garagistes réclament la libéralisation du marché des pièces détachées

Aujourd'hui, les phares, rétroviseurs et autres éléments de carrosserie sont protégés par des droits de propriété intellectuelle en France. Ce qui impose aux garagistes de s'approvisionner directement auprès des constructeurs comme Renault, Peugeot ou Citroën pour changer une pièce.

La colère des professionnels du marché des pièces détachées pour les voitures. Ils demandent la libéralisation de ce marché. Une mesure qui pourrait permettre aux Français "d'économiser 17,5% des dépenses pour les véhicules" selon la Fédération de la distribution automobile.

Dans ce garage auto, Eric, carrossier-peintre, enchaîne les réparations. “Là, je suis en train de réparer une aile arrière en 3008 Peugeot”, indique-t-il.

Ici, les carrossiers sont capables de réparer les véhicules de toutes les marques, mais revers de la médaille, Guillaume Paracuellos, le directeur du garage, doit se fournir directement chez le fabricant concerné.

“Je commande l’aile chez Peugeot, bien sûr, je la paie plein pot parce que je suis un garage indépendant, je ne suis pas une concession. De façon générale, les pièces augmentent de 3% par an, là cette année, on est sur une augmentation de 12%”, détaille-t-il.

Une promesse d'Edouard Philippe

Une augmentation que déplore Alain Landec, le président de la Fédération de la distribution automobile, car Edouard Philippe avait pris un engagement lorsqu’il était à Matignon.

“Il souhaitait rendre du pouvoir d’achat à nos concitoyens en réduisant le prix des pièces de carrosserie par la suppression d’un monopole unique en Europe, à ce jour, rien n’a encore abouti uniquement pour des raisons de procédures, les automobilistes attendent aujourd’hui un respect de la parole donnée”, explique-t-il.

D’où cette campagne de communication dès ce mercredi dans tous vos journaux, histoire de remettre la pression sur Jean Castex, le successeur d’Edouard Philippe.