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Marseille: "On nous laisse mourir" se plaint Rachid, ami de personnes disparues

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Au fil des heures, les secours découvrent des corps sous les décombres des immeubles effondrés à Marseille. Sur RMC, des riverains et des proches de disparus laissent éclater leur colère: ils avaient prévenu les autorités de l'état de délabrement des bâtiments.

Le choc dans la rue d'Aubagne. Plus de 24h après l'effondrement de deux immeubles, lundi matin, en plein centre-ville de Marseille, dans le quartier de Noailles, les sauveteurs découvrent des corps sans vie. 

Dix bennes de gravats ont ainsi été dégagées dans la nuit pour tenter de retrouver la trace de survivants, sous les regards encore choqués des voisins, des riverains et des proches des personnes toujours portées disparues. 

Sur RMC, Rachid et Guylaine, eux, ne décolèrent pas. Ils expliquent avoir déjà avertis, à plusieurs reprises, de l'état de délabrement général de certains bâtiments. "J'avais déjà signalé l'immeuble au 67 rue d'Aubagne pour sa vétusté" explique Guylaine Idoux à Jean-Jacques Bourdin. 

La riveraine confie également être surpris des explications avancées par la mairie pour expliquer cet effondrement: "On est surpris et choqués car ce n'est pas qu'un quartier pauvre: il est vivant. "On n'est pas dans une ville sous-développée donc les immeubles ne doivent pas s'effondrer“.

Un constat que partage Rachid, très ému: "Bien avant que ça s'écroule, on a fait venir les pompiers parce que les gens se plaignaient de se prendre des gravats, des tuiles... On a colmaté quelques trucs mais on nous a dit qu'il n'y avait pas de problème. A mon avis, ces immeubles auraient dû être détruits jusqu'à la racine"

Celui qui reste sans nouvelle de proches pousse finalement un coup de gueule: "Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on signale des problèmes sur Marseille. Mais on en a rien à secouer. Ceux qui n'ont pas les moyens, on les laisse mourir". 
Les GG (avec G.D.)