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"On ne vous demandera pas votre choix, on arrête": sur RMC, Corinne revient sur l'arrêt des soins de son mari

Auditrice de RMC, Corinne a confié que les équipes médicales ne lui ont pas laissé le choix. Son mari avait été plongé dans un coma artificiel quelques jours plus tôt.

Si le cas Vincent Lambert dure depuis 10 ans, ce n’est pourtant pas un cas isolé en France. Chaque année, les équipes médicales prennent la décision d’arrêter les traitements pour environ 100.000 patients.

Une décision qui est prise par le personnel médical sans forcément un accord de la famille. C’est ce dont témoigne Corinne.

Auditrice de RMC, elle a tenu à raconter à l'antenne de "Bourdin Direct" ce qu'elle a vécu: "Il y a un an de ça, j’amenais mon mari aux urgences à l’hôpital. Trois heures après, on me dit qu’on va le plonger dans un coma artificiel et qu’il ne passera peut-être pas la nuit. Or, mon mari s’est battu dix jours sur Valenciennes, puis ensuite encore presque huit jours ensuite sur Lille", se rappelle-t-elle. 

Mais quelques jours plus tard, elle avait été convoqué, ainsi que d’autres membres de sa famille, à l’hôpital de Lille.

"On m’a dit 'Madame, on ne vous demandera pas votre choix, on arrête'. Je n’ai pas eu le choix... On a débranché mon mari le lendemain et je m’en veux encore aujourd’hui", raconte-t-elle, la voix tremblante sur RMC.

Une responsabilité trop lourde

Si elle affirme qu’elle ne veut pas prendre position entre le fait de débrancher ou non son mari, elle regrette surtout de ne pas avoir eu le choix.

Mais pour Marion Broucke, infirmière en unité de soins palliatifs à l’AP-HP,

"Ce n’est pas aux familles de prendre la décision finale. C’est bien à l’équipe médicale de prendre une décision médicale, en concertant la famille en collectant un maximum d’informations sur ce qu’aurait souhaité ce patient quand il était en capacité de s’exprimer", explique-t-elle.

Elle précise qu’une telle décision représente un "poids trop lourd à supporter pour une famille".

Guillaume Descours