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13-Novembre: "Emmanuel Macron est méprisant envers les victimes d'attentats"

Dans le cadre des cérémonies de commémoration des attentats du 13 novembre 2015, Emmanuel Macron se rendra ce lundi matin au Stade de France, où le chauffeur de bus Manuel Dias a perdu la vie. Son fils, Michaël qui sera présent aux cérémonies, a prévenu qu'il ne serrerait pas la main du chef de l'Etat. Il s'en est expliqué dans Bourdin Direct.

Il ne lui serrera pas la main. Michaël Dias, fils de la seule victime des explosions autour du Stade de France lors des attentats du 13 novembre 2015, est venu expliquer ce lundi dans Bourdin Direct pourquoi il ne saluera pas le président de la République lors de la cérémonie de commémoration prévue à Saint-Denis. "C'est un acte de résistance civique face à un président qui agit de manière méprisante envers les victimes d'attentats, comme envers les plus précaires", a expliqué le fils de Manuel Dias, première victime des attentats du 13 novembre.

"Les victimes doivent se battre pour des soins basiques"

"Aujourd'hui les victimes d'attentats sont dans une situation dramatique pour le plus grand nombre, a-t-il poursuivi. Elles doivent se battre pour des soins basiques, des prothèses notamment, des expertises sur leur santé mentale, ou pour avoir des arrêts maladie. Il y a des personnes qui sont dans une situation sociale préoccupante. Nous n'avons aujourd'hui plus aucun référent puisque Emmanuel Macron a supprimé le secrétariat d'Etat à l'Aide aux victimes dès son élection. On n'a personne sur qui compter."

"La froideur des services de l'Etat"

Et Manuel Dias de dénoncer également les problèmes d'indemnisation des victimes. "Le fonds de garantie censé indemniser les victimes ne répond pas aux demandes de nos avocats". Michaël Dias a également dénoncé "la froideur des services de l'Etat qui vont faire tout pour ne pas payer les arrêts maladies ou pour soigner à la baisse (sic) ces personnes qui ont besoin de soins plus coûteux ou plus pointus. C'est notamment la croix et la bannière pour avoir une aide psychologique digne de ce nom".

P. G. avec J-J. Bourdin