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A Nice, l’attentat de Berlin "rouvre une plaie qui n’était pas fermée"

L'acte terroriste à Berlin rappelle celui commis à Nice sur la Promenade des anglais, le 14 juillet dernier. Un camion tueur, un symbole familial ciblé. Et cela ravive de douloureux souvenirs.

Après l'attentat de Berlin, le traumatisme est ravivé chez les Niçois. Le 14 juillet dernier, 86 vies ont été fauchées sur la promenade des Anglais, qui a aussi fait 450 blessés, dont 15 sont toujours hospitalisés. Cinq mois après le drame, la population a été profondément choquée par l’attentat de Berlin, dont le mode opératoire rappelle fortement celui qui a endeuillé la Côte-d’Azur.

Même scénario macabre que le 14 juillet à Nice, même portée symbolique. Ce nouvel attentat à Berlin réveille colère et indignation chez Mickaël qui a perdu son fils sur la promenade des Anglais. "Tous les Niçois on a été tellement traumatisés par ce qui s'est passé que quand on voit ces images là, ça nous met hors de nous. J'aimerais qu'il n'y ait plus jamais des gens qui vivent ce qu'on a vécu ici parce que nous ça y est, on a plus rien, on est vide".

"C'est le même camion qui a tué mamie?"

Des images qui ravivent le traumatisme d'Ali dont la maman a été tuée par le camion fou cet été. "J'ai été bouleversé, ça m'a touché. Cela nous a replongé dans notre souffrance. Les enfants qui ont vu ça direct ils ont dit: c'est le même camion qui a tué mamie? Cela rouvre une plaie qui était loin d'être fermée".

Ali partage la douleur des familles allemandes. Il souhaite faire un geste symbolique. "Je me suis fait un devoir d'aller poser une gerbe là-bas à Berlin pour témoigner notre fraternité. Nous vivons les mêmes souffrances. Je compatis vraiment, je suis de tout coeur avec eux.

Suite à ces événements, Christian Estrosi, premier adjoint à la ville de Nice, envisage de son côté un jumelage avec Berlin.

Elodie Messager (avec AM)