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Affaire Benalla: Emmanuel Macron se dit "seul responsable"

Le président de la République est finalement sorti de son silence ce mardi soir concernant Alexandre Benalla, son ancien collaborateur, lors d'une visite surprise à la Maison de l'Amérique latine.

"S'ils cherchent un responsable, le seul responsable, c'est moi et moi seul. C'est moi qui ai fait confiance, c'est moi qui ai confirmé la sanction".

"Qu'ils viennent me chercher"

Près d’une semaine après les révélations du Monde, le président de la République sort de son silence. Il s'est exprimé ce mardi soir lors d'une réunion des élus de la majorité, organisée à la Maison de l'Amérique latine pour clore la session parlementaire.

Dans une forme de défi, Emmanuel Macron a lancé: "Qu'ils viennent me chercher", sans que ce "ils" soit vraiment défini. Emmanuel Macron a également fustigé, "la République des fusibles, la République de la haine".

Un pouvoir médiatique qui "veut devenir un pouvoir judiciaire"

Autre cible, du président de la République: les médias. Une presse qui, pour Emmanuel Macron, ne cherche plus la vérité, un pouvoir médiatique qui, "veut devenir un pouvoir judiciaire". Le président a donc tenu à s’expliquer avec une pointe d'humour, sur ce qu'il considère comme les "fausses informations" livrées par les journalistes et les parlementaires de l’opposition.

"Alexandre Benalla n'a jamais détenu le code nucléaire. Alexandre Benalla n’a jamais occupé un 300m2 à l’Alma. Alexandre Benalla n’a jamais gagné 10.000 euros. Alexandre Benalla, lui non plus, n’a jamais été mon amant".

"Ça a été pour moi, une déception, une trahison"

Le président de la République devant les parlementaires LaRem est revenu sur ses liens avec l'ancien collaborateur. Pour lui, malgré sa "déception", il ne faut pas bafouer "la dignité" d'Alexandre Benalla.

"Alexandre Benalla, c’est quelqu'un qui nous a accompagné pendant la campagne avec beaucoup de courage et d’engagement. Quoi qu’il advienne et quoi qu’il se passe dans cette affaire, je n’ai pas à oublier cet engagement ou à ne pas me souvenir de ce qu’il a fait. Ce qu’il s’est passé le 1er-Mai est grave, sérieux. Ça a été pour moi, une déception, une trahison mais simplement cela".
Céline Martelet (avec C.P.)