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Affaire Benalla: les deux victimes présumées livrent leur version des faits

L'homme et la jeune femme qui s'étaient jusque-là montrés très discrets, se sont tous deux constituées parties civiles, ce lundi et on en sait plus ce matin sur leur version des faits.

Au cœur de cette affaire Benalla, il y a aussi les deux victimes présumées du 1er Mai dont les images de l'agression ont fait le tour du monde. 

Jusque-là, les deux jeunes gens que l'on voit sur les vidéos essuyer les coups d'Alexandre Benalla s'étaient faits très discrets. Ils avaient donné une fausse identité lors de leur interpellation, et ne s'étaient pas fait connaître des services de police ou de justice.

Les enquêteurs les ont finalement identifiés en fin de semaine dernière et toutes deux se sont constituées parties civiles ce lundi après-midi.

Ce ne sont "ni des manifestants ni des black blocks"

Ce ne sont "ni des manifestants ni des black blocks", d'après leur avocat. Ce 1er mai, le couple est attablé en terrasse, place de la Contrescarpe et se retrouve au cœur d'une charge des CRS. Par colère, ils jettent des projectiles sur des policiers notamment une carafe d'eau. Un "acte irréfléchi", explique Maître Saber.

Les deux personnes ont décliné une première audition avec la police la semaine dernière et réservent aujourd'hui leurs déclarations à la justice. Ils ne veulent pas être mêlés à "une affaire d'Etat" explique leur avocat, juste être reconnus comme victimes de violences policières.

Des "fauteurs de trouble", "particulièrement virulents"

Une version diamétralement opposée à celle du principal mis en cause. Alexandre Benalla les présente comme des "fauteurs de trouble", "particulièrement virulents" ce qui aurait justifié son "action vigoureuse". Sans causer aucune blessure, précisent ses avocats dans un communiqué de presse. Et d'ajouter "ces individus ont pu être présentés à un officier de police judiciaire et n'ont déposé plainte contre personne".

Marion Dubreuil (avec C.P.)