RMC

Apeurée, une pâtissière de Montpellier cherche une escorte pour l'accompagner au travail la nuit

Une jeune femme de 35 ans qui ne s'estime pas en sécurité dans la rue a posé une annonce pour qu'on l'accompagne au travail.

Arrivée de Singapour il y a un peu plus d'un an, une jeune Montpelliéraine de 35 ans lance un appel pour être accompagnée, la nuit sur son lieu de travail. Stagiaire en pâtisserie, travaillant de nuit, elle ne se sent plus en sécurité pour se rendre seule à son travail.

Elle a donc demandé sur les réseaux sociaux si quelqu'un habitant son quartier pouvait l'accompagner toutes les nuits contre une rémunération. C'est au milieu de la nuit, à 2h30 du matin, que Sarah part travailler à la pâtisserie.

Les 10 minutes de marche dans les rues désertes et sombre de Montpellier ne rassure pas cette singapourienne récemment arrivé en France.

"Je croise des hommes peu rassurants dans la rue, ils viennent me parler et je comprends très peu le français: cela me fait très très peur. C'est seulement 10 minutes de marche, mais quand vous avez peur, ca paraît être beaucoup plus long."

>> A LIRE AUSSI - 120km/h en pleine ville, sirène hurlante: la folle virée nocturne du fils du commissaire de Clermont-Ferrand

"Au final j'ai reçu beaucoup de messages de personnes qui voulaient le faire gratuitement"

Inquiétude, née de l'agression d'une de ses amies en plein après-midi dans son quartier. Sur les réseaux sociaux elle appelle à l'aide, et propose de payer 6€ par nuit pour se faire accompagner.

"Quand j'ai posté l'annonce, je voulais vraiment payer quelqu'un pour m'accompagner. Au final j'ai reçu beaucoup de messages de personnes qui voulaient le faire gratuitement. Je suis vraiment choquée, en tant que femme, d'avoir à demander ça dans une ville aussi moderne que Montpellier."

Pour le moment, sur 8 jours de travail, elle a pu se faire escorter à trois reprises. Elle espère toujours trouver quelqu'un ayant les mêmes horaires qu'elle pour l'accompagner toutes les nuits.

>> A LIRE AUSSI - "Cette concurrence des victimes est insupportable, s'il y a des victimes de racisme, cela concerne tous les Français", plaide Rachel Khan

Maxime Levy (avec J.A.)