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Attentats du 13 novembre: "Il n'y a plus rien de pesant et la vie est encore plus belle qu'avant"

Devant le Carillon, le 13 novembre 2016.

Devant le Carillon, le 13 novembre 2016. - AFP

Alors que la France s'apprête à commémorer les deux ans des attentats du 13 novembre, certains témoins ou rescapés ont remonté la pente.

Pour certains, le souvenir est encore très douloureux. Pour d'autres, la vie a repris son cours. Deux ans après les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts et plusieurs centaines de blessés, la France s'apprête à commémorer le souvenir de cette nuit d'horreur.

Greg habite à quelques mètres du Carillon et du Petit Cambodge, où 25 personnes ont perdu la vie il y a deux ans. Ce père de famille a réussi à tourner la page.

"La vie a repris son cours. Le Carillon, il y a plein d'animations, plein d'ambiance, on Petit Cambodge aussi. On a oublié, on est passé à autre chose. On se dit que la vie a repris complètement son cours, et c'est tant mieux. Parce que ça a été lourd au début. C'était difficile. Pour moi, il n'y a plus rien de pesant et la vie est encore plus belle qu'avant. Même si ça n'empêche pas de penser à ceux qui sont partis".

Jean-Baptiste était au Bataclan le soir du 13 novembre. Il n'avait pas été blessé. Pour lui, deux ans après, la vie continue.

"Je continue à aller à des concerts, je continue de sortir, d'aller à des événements où il y a du monde, et il n'y a pas d'angoisse. J'étais à Bercy pas plus tard que mardi dernier, sur un concert de rock, au milieu de la foule, dans les pogos. Je ne me suis jamais posé la question. Dans ce qu'on appelle les blessés psychiques, il y en a la moitié qui ne sont vraiment pas biens et l'autre moitié qui le vit bien, et qui reprend sa vie. J'ai complètement fait mon bout de chemin depuis. La vie continue, et c'est tant mieux".

Marie Monier et Gwenaël Cadoret (avec A.M.)