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Attentats du 13 novembre: "La mort des gens, même si ce n'est pas de la famille, on y pense toujours"

Le Bataclan en novembre 2016.

Le Bataclan en novembre 2016. - AFP

Lundi auront lieu les commémorations des attentats du 13 novembre 2015. Deux ans plus tard, dans les Xe et XIe arrondissements de Paris, le souvenir est encore vivace.

Les attaques de Saint-Denis et Paris ont fait 130 morts et plusieurs centaines de blessés. L'état d'urgence avait été enclenché après ces attentats, qui s'est prolongé jusqu'au 1er novembre dernier. Deux ans d'investigations entre la France, la Belgique et plusieurs pays européens afin de reconstituer l'organisation des attentats.

Et si sur les lieux touchés la vie a repris son cours, la terreur est toujours dans les mémoires. Comme dans le 11ème arrondissement de Paris. Derrière les vitres du Petit Cambodge et du Carillon, les lumières sont allumées, des clients boivent leur café. La vie y a repris ses droits. Mais pour Sénéli et Christian la douleur reste intacte. Ils habitent à 20 mètres des lieux. Il y a deux ans ils ont tout vu, tout entendu.

"Cela aurait pu être nous"

"A chaque fois que je passe devant, je regarde… J'y pense tout le temps", dit Sénéli, en pleurs. "Cela aurait pu être nous. La mort des gens, même si ce n'est pas de la famille, on y pense toujours", ajoute Christian.

C'est tout un quartier qui est marqué au fer rouge. Un kilomètre plus loin devant le Bataclan, presque tous les passants s'arrêtent un instant en silence. Dans le petit square qui fait face à la salle de concert, un homme s'avance des bougies à la main. Patrice, du collectif 17 plus jamais continue de venir semaine entretenir le mémorial. "Je le fais pour que les gens puissent venir se recueillir, évacuer leur douleur. On ne les oublie pas, c'est important".

Lundi, des cérémonies d'hommage sont prévues, en présence d'Emmanuel Macron sur tous les lieux touchés par les attaques. Pour ne jamais rien céder à l'oubli.

Marie Monier (avec A.M.)