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Charles Sobhraj, le tueur en série français surnommé "le Serpent", a atterri à Paris

Charles Sobhraj quitte le palais de justice de Bobigny, le 8 avril 1997. Mis en examen par un juge d'instruction de Bobigny, pour empoisonnements, Sobhraj, dit "le Serpent", a été laissé en liberté

Charles Sobhraj quitte le palais de justice de Bobigny, le 8 avril 1997. Mis en examen par un juge d'instruction de Bobigny, pour empoisonnements, Sobhraj, dit "le Serpent", a été laissé en liberté - JACK GUEZ © 2019 AFP

"Le Serpent" va faire l'objet de vérifications d'identité, avant de pouvoir sortir libre de l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle où il est arrivé samedi matin en provenance de Doha (Qatar).

Le tueur en série français Charles Sobhraj, 78 ans, dit "Le Serpent", expulsé par les autorités du Népal après y avoir passé vingt ans en prison pour le meurtre de deux touristes nord-américains, est rentré samedi matin en France, a-t-on appris de source aéroportuaire.

Soupçonné d'une vingtaine de meurtres dans les années 1970 en Asie, celui qui a inspiré une série diffusée sur Netflix est arrivé à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, à Paris, à bord d'un avion en provenance de Doha (Qatar) et a été aussitôt pris en charge par la police, a constaté un journaliste de l'AFP qui voyageait avec lui.

Charles Sobhraj doit faire l'objet de "vérifications d'identité", selon la source aéroportuaire, qui a précisé qu'il n'était "ni recherché, ni poursuivi" en France. Une fois ces vérifications effectuées, il pourra sortir de l'aéroport, a-t-elle ajouté.

Sobhraj doit subir une opération à coeur ouvert

Dans l'avion le conduisant à Doha, où il était en transit vendredi soir, Charles Sobhraj a dit au journaliste de l'AFP qu'il était "innocent" des crimes qui lui ont été attribués.

"Lorsque je suis entré en prison, je n'avais rien fait. Je suis innocent dans tous ces dossiers, ok? Je ne dois donc pas me sentir mal ou bien pour ça. Je suis innocent. Tout a été bâti sur de faux documents", a assuré "Le Serpent".

La Cour suprême du Népal qui a décidé sa remise en liberté mercredi, a affirmé que Charles Sobhraj avait besoin d'une opération à coeur ouvert et que cette décision était conforme à une loi népalaise autorisant la libération des prisonniers alités ayant déjà purgé les trois quarts de leur peine.

La rédaction avec AFP