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Charlie Hebdo republie les caricatures de Mahomet: Emmanuel Macron défend "la liberté de blasphémer" en France

Charlie Hebdo republie les caricatures de Mahomet qui en avaient fait la cible des jihadistes

Charlie Hebdo republie les caricatures de Mahomet qui en avaient fait la cible des jihadistes - RMC

A la veille du procès des attentats de janvier 2015 et alors que l'hebdomadaire satirique a republier les caricatures qui en avaient fait la cible des jihadistes, le chef de l'Etat a pris la parole.

"Je suis là pour protéger toutes ces libertés". Emmanuel Macron a de nouveau défendu mardi "la liberté de blasphémer" en France à propos de la republication par Charlie Hebdo des caricatures de Mahomet, lors d'une conférence de presse à Beyrouth.

Une prise de parole à la veille du procès de l'attentat jihadiste contre Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts le 7 janvier 2015, suivi le lendemain des attaques contre une policière à Montrouge et un supermarché casher.

"Depuis les débuts de la Troisième République il y a en France une liberté de blasphémer qui est attachée à la liberté de conscience. Je suis là pour protéger toutes ces libertés. Je n'ai pas à qualifier le choix de journalistes. J'ai juste à dire qu'en France on peut critiquer des gouvernants, un président, blasphémer, etc.", a-t-il répondu.

"Demain, nous aurons tous une pensée pour les femmes et les hommes lâchement abattus" lors de l'attaque de Charlie Hebdo en janvier 2015, a ajouté le chef de l'Etat, à la veille de l'ouverture du procès de l'attentat qui avait décimé la rédaction du journal satirique. "Un président de la République en France n'a jamais à qualifier le choix éditorial d'un journaliste ou d'une rédaction car il y a une liberté de la presse à laquelle vous tenez à juste titre profondément", a ajouté M. Macron.

Il a cependant estimé, tout en soulignant que sa remarque ne s'appliquait pas aux caricatures de Charlie Hebdo, que cette liberté "implique en revers une décence commune, une civilité, un respect" et qu'avec "la liberté d'expression, il y a le devoir de ne pas avoir de discours de haine", citant notamment les réseaux sociaux.

Mardi, Charlie Hebdo a décidé de republier, en Une, les douze caricatures de Mahomet qui en avaient fait une cible des jihadistes et provoqué des manifestations parfois mortelles dans plusieurs pays musulmans. "Nous ne nous coucherons jamais. Nous ne renoncerons jamais", a déclaré le directeur de l'hebdomadaire satirique, Riss. 

La rédaction de RMC (avec AFP)