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Christophe Castaner veut une "tolérance zéro" contre le racisme dans les forces de l'ordre

Face aux manifestations contre les violences policières, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a pris la parole ce lundi après-midi.

"Personne ne doit risquer sa vie lors d'une interpellation": la mort de George Floyd, aux Etats-Unis, fait écho à l'affaire Adama Traoré, il y a quatre ans. Ce week-end, des manifestations ont eu lieu un peu partout en France pour dénoncer les violences policières.

Ce week-end, Emmanuel Macron s'est entretenu avec les membres du gouvernement pour travailler sur la question. Il a demandé aux ministres concernés de se saisir du sujet, et notamment à Christophe Castaner de reprendre le travail engagé en janvier pour améliorer la déontologie des forces de l'ordre.

Christophe Castaner a pris la parole ce lundi: il veut une "tolérance zéro" contre le racisme dans les forces de l'ordre, insistant précisant qu'une suspension sera "systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré" de racisme. 

"Je veux une tolérance zéro contre le racisme chez les forces de l'ordre. Aucun raciste ne peut porter dignement l'uniforme de policier ou de gendarme (...) Aussi, j'ai demandé à ce qu'une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d'actes ou de propos racistes", a-t-il ajouté.

Abandon de la méthode d'interpellation "d'étranglement"

Ce lundi, deux rapports mettent en lumière certaines pratiques des forces de l'ordre: l'un de l'IGPN qui révèle une hausse des enquêtes internes à la police, l'autre du Défenseur des droits, Jacques Toubon, qui demande l'arrêt de "pratiques illégales".

Ce lundi, Christophe Castaner a annoncé que la méthode d'interpellation controversée "dite de l'étranglement" était abandonnée, avant de préciser vouloir une réforme des inspections pour "plus d'indépendance". "Personne ne doit risquer sa vie lors d'une interpellation" a expliqué le ministre, donnant l'exemple de Cédric Chouviat, père de famille, livreur à scooter à Paris, plaqué et étranglé par des policiers le 3 janvier 2020. Il meurt 48 heures plus tard. Cette méthode d'interpellation controversée "ne sera plus enseignée dans les écoles de police et de gendarmerie. C'est une méthode qui comportait des dangers", a ajouté le ministre.

Par ailleurs, le ministre s'est dit "troublé" par les témoignages de Gabriel, 14 ans, arrêté à Bondy, en Seine-Saint-Denis, le 25 mai, qui accuse les policiers de l'avoir frappé en le blessant gravement à l'oeil.

A noter, le ministre de l'Intérieur sera l'invité de Jean-Jacques Bourdin en direct sur RMC et BFMTV, mardi. Il répondra à toutes les questions en direct dès 8h30.

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La rédaction de RMC (avec AFP)