RMC

Des adolescents mis en examen pour des tirs de mortiers d'artifice sur des gendarmes à Grenoble

Trois policiers de Grenoble visés par des menaces de mort

Trois policiers de Grenoble visés par des menaces de mort - AFP

Un suspect de 15 ans a reconnu les faits et a permis l'arrestation des autres personnes impliquées.

Quatre mineurs ont été mis en examen et un majeur convoqué au tribunal pour des tirs de mortiers d'artifice qui ont visé des gendarmes près de Grenoble, a annoncé le parquet dans la soirée de mardi à mercredi.

Samedi soir, dans la riche banlieue de Meylan, deux voitures de gendarmes ont été visées par des tirs de mortiers et des jets de cailloux, déclenchant l'arrivée de renforts, de nouveaux tirs puis l'interpellation d'un adolescent de 15 ans, a expliqué le parquet.

Le suspect a reconnu les faits. Son audition a permis de retrouver quatre personnes impliquées, qui ont également admis leur implication: deux frères de 15 et 16 ans, un jeune de 16 ans et un majeur de 18 ans.

Selon le procureur de Grenoble Eric Vaillant, le groupe "avait formé le projet d'agresser les gendarmes avec des mortiers", qu'ils avaient commandés sur le réseau social Snapchat.

Samedi soir, les gendarmes visés avaient été appelés par "un riverain signalant un attroupement d'une dizaine de jeunes armés de battes de baseball". Les quatre mineurs ont été présentés mardi au juge pour enfants afin d'être mis en examen pour "violences volontaires en réunion avec arme et sur personnes dépositaires de l'autorité publique" et "dégradation en réunion". Ils ont été placés sous contrôle judiciaire ou en liberté surveillée préjudicielle (accompagnée d'une action éducative), a poursuivi M. Vaillant.

>> A LIRE AUSSI - Dangers, utilisations, achat: ce qu'il faut savoir sur les mortiers d'artifice, de plus en plus souvent utilisés contre la police

Le majeur, poursuivi des mêmes chefs, a été placé en contrôle judiciaire et sera convoqué devant le tribunal en juillet.

Les tirs de mortiers - des engins pyrotechniques initialement destinés aux artificiers professionnels - visent quasi-quotidiennement depuis un an les forces de l'ordre dans l'agglomération de Grenoble.

Pour quelles raisons ? "On se pose tous des questions", avait reconnu il y a quelques jours le procureur qui avait évoqué deux pistes: le côté "ludique" des mortiers pour des "jeunes qui sont désoeuvrés et qui s'amusent à s'en prendre aux policiers" et une volonté de "faire payer le fait que l'on s'en prend de façon trop active à leurs trafics" de stupéfiants.

Avant cette affaire, deux personnes avaient été condamnées pour des tirs de mortiers d'artifice, avait dit Eric Vaillant, en regrettant des interpellations trop peu fréquentes.

La rédaction de RMC avec AFP