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Ado poignardé devant son lycée à Thiais: ce que l'on sait de la victime

L'adolescent de 16 ans tué devant son lycée, lundi matin à Thiais (Val-de-Marne), tentait vraisemblablement de s'interposer pour stopper une rixe entre bande rivales. Un jeune homme sans histoires.

Après la mort d'un jeune garçon de 16 ans devant son lycée ce lundi à Thiais, dans le Val-de-Marne, les quatre mineurs placés en garde à vue doivent maintenant être présentés ce mercredi matin à un juge d'instruction. Leur placement en détention provisoire est requis par le parquet.

Selon les auditions des témoins, "une dizaine d'agresseurs, la plupart avec le visage dissimulé, et armés pour deux d'entre eux de couteaux et pour deux autres d'un club de golf et d'une batte de base-ball", ont participé à ce règlement de comptes mortel.

Selon les premiers éléments de l'enquête, la jeune victime serait tombée avec un ami dans un guet-apens tendu par une bande rivale alors qu'ils se rendaient en cours. Le lycéen de 16 ans tentait de s'interposer quand il a reçu un coup de couteau en pleine poitrine. Son ami a quant à lui été blessé à la cuisse.

Capitaine de son club de football

Le jeune homme qui a perdu la vie était pourtant sans histoires. Passionné de foot, il était capitaine des moins de 16 ans au club de Thiais la saison dernière, club qu'il venait de quitter pour rejoindre celui de Choisy-le-Roi. Il était rentré en première au lycée Guillaume Apollinaire de Thiais, où il était très apprécié selon trois camarades.

"C'était une personne super sympathique, il parlait avec tout le monde, c'était un sucre. Il n'était pas dans les problèmes. Il s'est juste fait attraper parce que c'était un mec de Grand Champs", avancent-elles.

Grand Champs, c'est le nom du quartier de Thiais où résidait l'adolescent. Il tentait de calmer un autre groupe de jeunes, originaires d'une ville voisine, quand il a été poignardé. Le maire de Thiais, Richard Dell'Agnola, a pu rencontrer ses parents mardi matin.

"Ils m'ont parlé de lui, c'était quelqu'un sans histoires, que ce soit à l'école ou au collège, il était dans une famille structurée. C'était un sportif, il travaillait bien... C'est une victime collatérale au fond de ces affaires de bandes qui choisissent des victimes qui ne sont pas personnellement visées", estime-t-il.

Une cagnotte a été lancée pour organiser les funérailles du jeune homme, alors qu'une marche blanche sera organisée cette fin de semaine.

Du côté de l'enquête, une information judiciaire a été ouverte pour des chefs "d'homicide volontaire en bande organisée" et de "tentative d'homicide volontaire en bande organisée".

Le parquet de Créteil indiquait également mardi soir que "l'enquête corrobore à ce stade l'hypothèse une action de représailles à la suite d'une première agression commise quelques jours auparavant".

Lucile Pascanet (édité par J.A.)