RMC

L'affaire Seznec relancée? "Je n'y crois pas du tout" confie le petit-fils de Guillaume Seznec

Guillaume Seznec avait été condamné au bagne en 1924 sans preuves et sans aveux pour le meurtre de Pierre Quémeneur, conseiller général du Finistère. Sur RMC, son petit-fils avoue ne pas y croire.

Près d'un siècle plus tard, la mort de Pierre Quémeneur va-t-elle être élucidée? Deux os humains ont été découverts lors de fouilles dans l'ancienne maison de famille Seznec à Morlaix dans le Finistère. En 1924, Guillaume Seznec avait été condamné au bagne à perpétuité pour le meurtre un an plus tôt de Pierre Quémeneur, conseiller général du Finistère avec lequel il était associé en affaires, ainsi que pour des faux en écriture. Mais le corps de Quémeneur n'a jamais été retrouvé.

C'est pour tenter d'élucider cette énigme qu'un ancien avocat de la famille, Denis Langlois, et l'auteur d'un livre sur l'affaire, Bertrand Vilain, ont lancé des fouilles "privées" dans l'ancienne maison des Seznec où l'élu aurait en fait été tué involontairement par l'épouse du condamné, selon eux.

Denis Seznec, le petit-fils de Guillaume Seznec, reste prudent:

"J'attends la preuve que ce sont des ossements humains. Je fais confiance à la police scientifique", a-t-il déclaré sur RMC avouant tout de même: "Je n'y crois pas du tout".

Guillaume Seznec "se serait laissé accuser pour couvrir sa femme"

Et s'il s'agit bien des ossements de Pierre Quémeneur, Denis Seznec avoue que ce serait la preuve d'"une histoire d'amour incroyable". En effet, selon des révélations parues en 2015 citant le témoignage d'un des enfants Seznec, Marie-Jeanne Seznec aurait repoussé les avances d'un certain "Pierre". Il affirme avoir vu Quémeneur par terre et sa mère debout devant lui. "Je crois qu'elle a dû se défendre et le frapper à la tête", racontait-t-il. Guillaume Seznec "se serait laissé accuser pour couvrir sa femme".

Si les nouvelles fouilles corroborent ce témoignage, une procédure de révision du procès de Seznec devrait être mise en route. Depuis 1924, quatorze demandes en révision du procès ont été rejetées, la dernière en 2006.

P.B.