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Le crâne d'un Drômois recherché depuis 2016 retrouvé dans le Vercors

Un gendarme (illustration)

Un gendarme (illustration) - DENIS CHARLET / AFP

Aucune hypothèse n'est écartée après la découverte du crâne d'un Drômois disparu en 2016.

Le crâne d'un Drômois, dont la disparition en 2016 fait partie des centaines de dossiers réexaminés pour y déceler une éventuelle implication de Nordahl Lelandais, a été découvert dans le massif du Vercors, a indiqué mercredi le parquet de Valence.

"Les causes du décès d'Eric Foray restent à découvrir, comme le reste de sa dépouille. Pour l'heure, aucune hypothèse n'est écartée, y compris celle menant à un homicide volontaire", a indiqué le procureur de la République de Valence, Laurent de Caigny, dans un communiqué.

Il a estimé que la découverte et l'identification formelle du crâne via des "analyses médico-légales" constituaient une "évolution majeure" de l'enquête. Les circonstances de la découverte du crâne n'ont pas été précisées.

Ni lui ni son véhicule jamais retrouvés

Parti le 16 septembre 2016 faire des courses à Chatuzange-le-Goubet, Eric Foray, âgé de 47 ans, cheveux courts et allure athlétique, avait disparu. Malgré les recherches menées, l'homme n'avait pas été retrouvé, ni son véhicule.

"Par un réquisitoire supplétif en date du 3 janvier 2023, le parquet de Valence a étendu la saisine du juge d'instruction à la qualification de meurtre, pour qu'il poursuive désormais l'élucidation des circonstances, le cas échéant, criminelles du décès" du disparu, a précisé M. de Caigny.

L'enquête initiale avait conduit le parquet à ouvrir une information judiciaire pour enlèvement et séquestration. Les investigations étaient diligentées par le groupe cold-case de la section de recherches de Grenoble, appuyé par le Groupement de gendarmerie de la Drôme, selon la même source.

Nordahl Lelandais a été condamné en février dernier à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de la petite Maëlys, 8 ans, en août 2017. Il purgeait déjà une peine de 20 ans de prison prononcée en mai 2021 pour le meurtre du jeune militaire Arthur Noyer, qu'il avait pris en stop à Chambéry en avril 2017.

Avec AFP