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Mort de Lola: un rassemblement marqué par la récupération politique à Paris

De nombreux sympathisants d'Eric Zemmour se sont rassemblés jeudi à Paris pour rendre hommage à Lola, sauvagement tuée la semaine dernière. Le message était très politique.

Quelques centaines de personnes réunies jeudi soir à Paris l’appel de l’Institut pour la Justice, une association réputée proche d'Eric Zemmour, pour dénoncer le meurtre de Lola. Dans la foule, l'ex candidat à la présidentielle, mais aussi Nicolas Bay, Guillaume Peltier et Marion Maréchal étaient présents. Alors que la principale suspecte était visée par une obligation de quitter le territoire, l'extrême droite et une partie de la droite reprochent au gouvernement une mauvaise gestion de l'immigration irrégulière.

Les parents de Lola ont porté publié un communiqué jeudi souhaitant que les diverses cérémonies se déroulent "dans un esprit de sérénité et de calme, loin des agitations politiques et médiatiques".

Malgré ces appels à la sobriété, une immense affiche a été déployée par les organisateurs de la marche parisienne jeudi qui a dominé la place Denfert-Rochereau: pas le visage de Lola mais un slogan qui donne le ton, répliqué sur des pancartes: "LE LAXISME TUE".

"Si on n'en parle pas on n'en parlera jamais et un autre évènement de ce genre se reproduira dans six mois"

Au début du rassemblement, une minute de silence a été respectée, et quelques mots adressés pour la victime. Mais très vite, militants, avocats et policiers à la tribune consacrent l'essentiel de l'évènement à la dénonciation de la politique pénale du gouvernement Et à l'insécurité qu'ils estiment grandissante. le message politique prend le dessus sur scène et chez les manifestants.

"Ce qui m'a amené ici c'est l'indignation, le gouvernement a une part de responsabilité là-dedans, tacle un participant.

Parmi la foule des habitants de toute l'ile de France dont beaucoup de sympathisans d'Eric Zemmour. Ils assument et revendiquent toute récupération politique :

"Si on n'en parle pas on n'en parlera jamais et un autre évènement de ce genre se reproduira dans six mois. On a le droit de faire de la récupération quand il s'agit d'Adama Traoré mais pas là ? C'est ça qui m'exaspère", souffle un participant.

Quelques tensions ont éclaté en fin de rassemblement avec notamment une journaliste qui a reçu un crachat et des insultes de la part de participants.

NT (édité par J.A.)