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Viol à Soissons: "J’ai cru que j’allais mourir étouffée", témoigne la victime

TÉMOIGNAGE RMC. Un réfugié afghan de 26 ans est mis en examen à Soissons (Aisne). Dimanche, il a été interpellé en flagrant délit alors qu'il avait violé une femme de 58 ans chez elle. Cette dernière a accepté de se confier deux jours après l'agression.

Un homme a été mis en examen après le viol d'une femme de 58 ans chez elle à Soissons, dans l'Aisne, ce dimanche. Alors qu'elle sortait ses poubelles dimanche après-midi, l'agresseur, un réfugié afghan de 26 ans, en a profité pour lui sauter dessus avant de l'agresser dans son domicile. La police, alertée par un voisin qui avait entendu les cris, a pu maîtriser et interpeller l'agresseur.

Contactée par RMC, la victime a accepté de se confier après cette agression d'une extrême violence.

“Je sortais mes poubelles quand j’ai vu un homme étrange dans le couloir. Je lui ai dit de sortir, sinon j'appelle la police. J’ai fait demi-tour pour ouvrir cette porte et rentrer chez moi et d’un seul coup, j’ai senti quelqu’un qui me poussait vers l’intérieur, qui m’a prise au cou et qui me serrait le cou. Il a essayé de m’embrasser. Là, j’ai compris et j’ai eu peur. J’ai voulu m'asseoir, mais il s’est jeté sur moi me faisant tomber de ma chaise. Je n’arrivais plus à me débattre. J’ai trouvé un bâton à côté de moi, mais il me l’a enlevé des mains. Il m’a mis un coussin sur la tête et il a appuyé. J’ai cru que j’allais mourir étouffée. Il poussait des cris, je tremblais. Il avait une force dingue et était très, très énervé. Il m’a fait très mal et il a recommencé plusieurs fois”, raconte-t-elle.

“J’ai peur, je suis détruite, il m’a salie, ajoute cette femme de 58 ans. Qu'est-ce qu'il faisait là? Pourquoi moi? J’ai 58 ans, je suis normale, pourquoi moi?”

"Je veux qu’il paye cher"

Depuis dimanche, elle ne cesse de s'interroger sur le profil de son agresseur, un réfugié afghan de 26 ans, déjà mis en cause pour viol il y a deux ans. Alors, désormais, elle n'attend qu'une chose.

“Je veux qu’il paye cher. Je sais qu’il a déjà des antécédents, il a 26 ans, il est fou. En plus, il était alcoolisé quand il m’a agressé. Donc il faut qu’il paye cher et qu’il soit expulsé dans son pays après. Mais je veux d’abord qu’il soit jugé sévèrement ici”, appuie-t-elle.

En attendant un futur procès, impossible pour elle de rester dans cette maison pour l'instant. Elle préfère partir, se reconstruire auprès de ses proches.

Lucile Pascanet avec Guillaume Descours