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Hautes-Alpes: des policiers menacés de mort dans un contexte tendu près de la frontière

Dans un climat tendu près de la frontière italienne entre policiers, gilets jaunes, contexte anti-policiers et militants pro-migrants, deux fonctionnaires de la PAF (Police aux frontières) ont été pris pour cible.

Après les appels au suicide lors des manifestations de "gilets jaunes", et des tags sur une gendarmerie en Bretagne fin avril, des policiers ont une nouvelle fois été victimes d'injures et de menaces de morts en raison de leur fonction, dans un contexte de défiance envers les forces de l'ordre. 

Cette fois des tags violents ont été découverts sur les voitures de deux fonctionnaires de la Police aux Frontières (PAF) ont été découverts dans les Hautes-Alpes, près de Briançon, dans la nuit de mercredi 1er mai à jeudi.

Deux policiers de la PAF, la Police aux Frontières de Montgenèvre, ont donc été ciblés: dont le directeur interdépartemental, le capitaine Jérôme Boni, clairement menacé par cette inscription: "Boni t'es mort".

Des actes "inadmissibles" selon la préfète

Un tag accompagné d'autres injures écrites à la peinture noire, retrouvés sur les voitures banalisées de ces deux policiers, chacune devant leurs domiciles respectifs. D'autres injures ont été retrouvées la même nuit, sur des glissières de sécurité d'une route nationale.

Ils ont tous deux déposé plainte, une enquête a été ouverte notamment pour "menaces de mort". Toutes les hypothèses sont sur la table dans un contexte compliqué selon une source judiciaire : entre les gilets jaunes, les actes anti-policiers, et enfin un climat particulièrement tendu entre la police et les pro-migrants, dans cette région frontalière avec l'Italie.

La préfète des Hautes Alpes Cécile Bigot-Dekeyzer a condamné des "actes inadmissibles ".

Gwladys Laffite (avec James Abbott)