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Il diffusait des informations confidentielles sur des stars: le faux policier écroué

Un badge de la police sur une veste (illustration)

Un badge de la police sur une veste (illustration) - Geoffroy Van der Hasselt / AFP

Après avoir récupéré et diffusé des informations sur des stars en se faisant passer par un policier, un homme de 33 ans a été mis en examen et écroué.

Un homme qui a diffusé sur internet des informations confidentielles sur le passé judiciaire de personnalités, récupérées auprès de commissariats en se faisant passer pour un policier, a été mis en examen jeudi à Paris et écroué, a appris l’AFP ce vendredi de source judiciaire.

Il a été mis en examen notamment pour collecte frauduleuse de données à caractère personnel, détournement de finalité de fichiers, divulgation illicite de données personnelles portant atteinte à la vie privée, usurpation de fonction de policier et escroquerie aggravée. Son avocat n'a pas donné suite dans l'immédiat aux sollicitations de l'AFP.

Âgé de 33 ans, il a été arrêté mardi à son domicile d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et placé en garde à vue par les policiers de la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) et la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP), a-t-on précisé de source proche du dossier, confirmant une information de TF1.

Usurpation téléphonique

L'homme utilisait la technique du "spoofing", une technique d'usurpation téléphonique qui permet de faire apparaître le numéro de son choix sur le téléphone de son interlocuteur.

Maîtrisant le jargon policier, il a ainsi pu berner plusieurs commissariats auprès desquels il a soutiré des informations confidentielles concernant les antécédents judiciaires de célébrités, notamment de rappeurs et de candidats de télé-réalité ou d'inconnus.

"Il a reconnu en garde à vue avoir monnayé certaines de ces informations", a confié à l'AFP une deuxième source proche du dossier.

La chaîne Youtube sur laquelle il avait publié les enregistrements de ses conversations - en modifiant sa voix - avec les policiers qui lui transmettaient des détails sur les antécédents judiciaires d'influenceurs, rappeurs, stars de la télé-réalité ou criminels, n'était plus accessible vendredi.

LP avec AFP