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"Il n'y a pas de consigne pour les arrêter": à Lyon, l'exaspération des habitants face aux rodéos urbains

Les rodéos urbains se multiplient à Lyon où ils s'effectuent parfois sous les fenêtre de l'hôtel de ville.

Des jeunes sans casques, leur motocross sur la roue arrière, vont et viennent juste sous les fenêtres du maire de Lyon, devant l'Hôtel de ville. Avec le temps, ces rodéos semblent se rapprocher du centre-ville, sur la presque-île, notamment sur la place célèbre Bellecour.

Les jeunes motards n'hésitent plus à y faire pétarader leurs moteurs déplore Sarah Bodhuin, membre du collectif "Presqu'île en colère":

"C'est inquiétant parce que c'est très dangereux, on est sur des places censées être piétonnes. On arrive à vivre des situations incroyables même pendant ce nouveau confinement", déplore-t-elle.

"La responsabilité des policiers est engagée"

Un problème avant tout politique, pour Pierre Oliver, maire Les Républicains du 2ème arrondissement de Lyon:

"On nous a promis 300 policiers nationaux il y a plusieurs mois de cela, on n'en a pas vu la couleur. On nous a annoncé le recrutement de 65 policiers municipaux et toujours rien".

Mais la vérité est que les policiers hésitent a intervenir sur les rodéos, de peur d'envenimer la situation explique Bertrand, policier municipal à Lyon et délégué Force Ouvrière:

"Il n'y a pas de consignes pour arrêter les rodéos. Au contraire, le trait est tiré sur le fait que la responsabilité des policiers est engagée".

Conséquence, il y a peu d'interventions contre les rodéos : les policiers ont peur d'être tenu responsable en cas d'accident.

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Corentin Marabeuf et Maxime Levy (avec Guillaume Dussourt)