RMC

Incendie, coupure d'électricité, inondations volontaires... Qui se cache derrière ces actes de vandalisme contre des centres de vaccination?

En marge des manifestations anti-vaccin et anti-pass sanitaire qui se sont déroulés ce week-end à travers la France, plusieurs débordements et dégradations ont été constatés. Voici ce que l'on sait.

Plus de 110.000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur, se sont rassemblées samedi partout en France contre ce qu'ils qualifient de "dictature sanitaire" et protester contre l’élargissement du pass sanitaire ainsi que la vaccination obligatoire pour les soignants. Et en marge de ces manifestations, plusieurs débordements et dégradations ont été constatés. 

Ainsi, à Besançon, des manifestants ont décroché le drapeau français de la mairie. A Châteaulin dans le Finistère, une quinzaine de manifestants anti-vaccins ont envahi vendredi après-midi la permanence du président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand. Les collaboratrices présentes sur place évoquent des menaces de mort et des insultes.

Plus grave cette fois, le centre de vaccination d'Urrugne au pays basque a été incendié dans la nuit de samedi à dimanche. Le chapiteau qui servait de centre a été en partie brûlé, et le matériel endommagé. Il s'agirait d'un incendie volontaire, plusieurs point de départs de feu ont été relevés, a précisé Philippe Aramendi, maire de la commune à RMC. 

Un peu plus tôt, c'était en Isère que les habitants découvraient que le centre de vaccination avait, lui aussi, été vandalisé en Isère: une salle des fêtes a ainsi été inondée à Lans-en-Vercors du matériel informatique et médical ont été dégradés. Des inscriptions antivaccins ont été découvertes sur les murs, ainsi que sur des bâtiments publics de la commune voisine, dénonce Michael Kraemer, le maire de la ville sur RMC.

Enfin, lundi matin, la mairie d'Audincourt, dans le Doubs, a annoncé porté plainte après la coupure des disjoncteurs d'alimentation électrique qui a touché dimanche le centre de vaccination contre le Covid-19 de la commune et son groupe électrogène de secours. 

"On s'est rendu compte dimanche qu'il y a eu une panne d'électricité": Martial Bourquin, le maire dénonce des "actes inacceptables et inqualifiables" qui ont touché "environ 3.500 doses" de vaccin Pfizer stockées dans des réfrigérateurs.

La rédaction de RMC avec AFP