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Jacques Rançon, "le tueur de la gare de Perpignan", jugé 35 ans après le meurtre d’Isabelle Mesnage

Jacques Rançon, 61 ans, comparaît ce mardi 8 juin 35 ans après le meurtre d’Isabelle Mesnage dans la Somme.

Jacques Rançon, 61 ans, comparaît ce mardi 8 juin 35 ans après le meurtre d’Isabelle Mesnage dans la Somme. - AFP

Le procès de Jacques Rançon s'est ouvert mardi devant la cour d'assises de la Somme pour le viol et le meurtre d'Isabelle Mesnage, il y a plus de trente ans. Après avoir avoué les faits, l’homme était revenu sur ses propos.

Déjà condamné en 2018 à la réclusion à perpétuité pour les viols et meurtres de deux femmes à Perpignan à la fin des années 90, Jacques Rançon est de nouveau sur le banc des accusés.

L’ancien cariste, aujourd’hui âgé de 61 ans, s'est présenté ce mardi 8 juin devant la cour d'assises de la Somme où il doit répondre aux accusations de meurtre et de viol d’Isabelle Mesnage.

Le 28 juin 1986, la jeune informaticienne disparaît à proximité de Fouilloy, dans la Somme, alors qu’elle se rend à un rassemblement de la jeunesse catholique. Quelques jours plus tard, le 3 juillet, elle est retrouvée morte gisant le long d’un sentier, à une douzaine de kilomètres d’Amiens. Ses vêtements, en partie déchirés.

Une information judiciaire a bien été ouverte le 11 juillet. Mais faute d’éléments, elle aboutit à un non-lieu en 1992.

33 ans plus tard, l’affaire est relancée. Corinne Herrmann, avocate spécialiste des affaires restées non élucidées, fait le lien entre Jacques Rançon, alors mis en cause pour les meurtres de Perpignan, et la mort d'Isabelle Mesnage.

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Il reconnaît les faits, avant de se rétracter

En garde à vue, l’ancien cariste, surnommé le "tueur de la gare de Perpignan", reconnaît le meurtre et le viol de l’informaticienne, en expliquant avoir mutilé son corps pour qu'aucune trace de lui ne soit retrouvée.

L’homme s'est ensuite rétracté dans un courrier, en pointant des pressions subies de la part des enquêteurs. Jacques Rançon campera sur cette position jusqu'à la fin de l'information judiciaire.

Ce mardi 8 juin, jour de l’audience, "est un grand moment de catharsis. Il peut se passer des choses qu'on n'attend pas", a affirmé Me Didier Seban qui représente avec Me Herrmann, les parties civiles. L’important est "qu'une vérité judiciaire soit dite à un moment", notamment pour les parents âgés de la jeune femme, a-t-il relevé.

Mais l’avocat prévient : "C’est aussi une façon de travailler sur d'autres crimes qu'il aurait pu commettre. Nous pensons qu'on n'est pas au bout de l'histoire."

La rédaction de RMC avec AFP