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Procès du 13-Novembre: François Hollande à la barre

Depuis l'ouverture des débats, le 8 septembre, le nom de l'ancien Président a résonné à plusieurs reprises dans la salle d'audience.

Un ancien président de la République à la barre: François Hollande est attendu mercredi au procès sous haute sécurité des attentats du 13-Novembre, où il a été cité comme témoin par une association de victimes.

L'audition de l'ancien chef de l'État, cité par l'association Life for Paris, partie civile au procès, doit débuter à 12h30 devant la cour d'assises spéciale de Paris. 

Depuis l'ouverture des débats, le 8 septembre, le nom de François Hollande a résonné à plusieurs reprises dans la salle d'audience. Notamment depuis le box, où le principal accusé Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, a justifié les attaques jihadistes du 13 novembre 2015 en riposte à la politique étrangère de la France et de son président d'alors. 

"François Hollande savait les risques qu'il prenait en attaquant l'État islamique en Syrie", avait tancé Salah Abdeslam au sixième jour du procès. 

Mais ses proches précisent: l'ancien Président de la République prépare depuis longtemps ce témoignage. "Il vient à ce procès pour les victimes" explique un de ses proches à RMC. François Hollande doit s'exprimer quelques minutes, avant de répondre aux questions des avocats. 

"Il restera le temps qu'il faudra" affirme un membre de son entourage, pour revenir sur la période la plus sombre de son quinquennat, avant tout comme témoin de ces attentats. 

Il était présent au Stade de France lorsque les premières bombes ont explosé. Et il s'est rendu ensuite au Bataclan, sur la scène de crime. Il pourra donc raconter le déroulé des événements, mais aussi les décisions qu'il a prises en tant que chef de l'Etat cette nuit là. 

François Hollande souhaite assumer la politique internationale de la France, face aux accusations des auteurs des attentats. Enfin l'ancien Président compte rappeler sa fierté de voir ce procès se tenir, et l'importance de l'unité de la France face à ces attaques. 

La rédaction de RMC avec AFP