RMC

Procès des attentats du 13-Novembre: jusqu'à la fin de la semaine, la parole est aux accusés

Ce mardi l’audience s’ouvrira en début d'après-midi au Tribunal de Paris. Et le premier accusé à répondre aux questions du président sera Salah Abdeslam.

Après les auditions des rescapés et parties civiles, la parole est désormais aux accusés au procès des attentats du 13 novembre 2015. Les 14 accusés présents dans la salle vont se succéder toute la semaine pour répondre aux questions de la cour d’assises spéciale de Paris.

>> A LIRE AUSSI - Procès du 13-Novembre: les témoignages de blessés et d'otages attendus ce mardi

Des questions qui porteront sur leurs personnalités, leur enfance, leur passé, mais pas encore sur les faits, les attentats et leur préparation. Dès le premier jour du procès, Salah Abdeslam choque. Alors que le président fait l’appel des accusés, il demande leur âge, identité, profession et à cette dernière question le survivant du commando du 13 novembre répond “combattant de l’état Islamique”. Et ce n’est que le début des provocations.

Un accusé comme un autre?

Des paroles qui relèvent de la propagande de Daesh et qui posent question. L’interroger n’est ce pas lui offrir une tribune ? Pas si on le considère comme n’importe quel autre accusé assure Sacha Ghozlan avocat de rescapé du 13 novembre.

“Cette prise de parole, elle est nécessaire, il ne faut pas en faire trop, il ne faut pas en attendre trop, il faut la prendre pour ce qu’elle est. Et à ce titre là Salah Abdeslam sera interrogé comme les autres co-accusés”, indique-t-il.

Les questions sur la personnalité de Salah Abdeslam, ont intérêt pour la cour et pour l’état de droit conclut maître Ghozlan, mais risque toujours de raviver la douleur des victimes. 

Maxime Brandstaetter avec Guillaume Descours