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Procès du 13-Novembre: les excuses de Salah Abdeslam "à toutes les victimes"

Lors du dernier jour de l'interrogatoire de Salah Abdeslam, le dernier survivant du commando des attentats du 13-Novembre a présenté ses "excuses" aux victimes.

Salah Abdeslam, seul membre encore en vie du commando des attentats du 13-Novembre, a présenté ses "excuses" aux victimes et versé quelques larmes à la fin de son dernier interrogatoire au procès des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

"Je veux présenter mes condoléances et mes excuses à toutes les victimes. Je sais que la haine subsiste (...) je vous demande aujourd'hui de me détester avec modération. Je vous demande de me pardonner", a-t-il déclaré depuis le box des accusés.

Un dernier interrogatoire

L'ultime interrogatoire de Salah Abdeslam avait débuté mercredi et s'est achevé ce vendredi avec les questions de sa défense. Le principal accusé a maintenu tout au long de ces trois jours qu'il devait se faire exploser dans un bar du XVIIIe arrondissement de Paris, mais avait "renoncé" sur place, à la vue de ces jeunes qui lui ressemblaient et s'amusaient.

A la question de l'une de ses avocats, Me Olivia Ronen, de savoir s'il "regrette de ne pas avoir eu le 'courage' d'aller jusqu'au bout ?", il répond qu'il "ne regrette pas": "je n'ai pas tué ces personnes et je ne suis pas mort", répond-il, "je me dis... s'ils savaient à côté de quoi ils sont passés".

"Je voudrais dire aujourd'hui que cette histoire du 13-Novembre s'est écrite avec le sang des victimes. C'est leur histoire, et moi j'en ai fait partie. Ils sont liés à moi et je suis lié à eux", continue Salah Abdeslam, la voix tremblante, avant de présenter ses excuses.

Des larmes pour finir

Il demande aussi aux trois accusés jugés pour l'avoir aidé dans sa fuite, après les attentats, de le "pardonner". "J'ai pas voulu (les) entraîner là-dedans". L'un d'eux, qui comparaît libre, quittera ensuite la salle les yeux remplis de larmes.

"Je sais que quee ça ne va pas vous guérir", conclut Salah Abdeslam, collier de barbe noire, sweatshirt gris sur le dos. "Mais si ça peut vous faire du bien, si j'ai pu faire du bien à une seule des victimes, alors pour moi c'est une victoire".

"C'est tout ce que j'ai à dire", lance-t-il ensuite à son avocate. Le président Jean-Louis Périès suspend l'audience. Elle reprendra avec l'interrogatoire d'autres accusés.

La rédaction avec AFP