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Professeur décapité: les liens entre le terroriste et un militant islamiste étudiés par les enquêteurs

Onze personnes sont toujours en garde à vue dans l’enquête sur cet attentat. Des proches du terroriste mais aussi le père d'une élève, à l’origine des vidéos dénonçant le professeur, ainsi qu’Abdelhakim Sefrioui et sa femme, un militant islamiste connu des services de renseignements.

L’entourage du terroriste qui a décapité un professeur d’école qui enseignait à Conflans-Saint-Honorine est passé aux cribles par les enquêteurs. Ils cherchent notamment à déterminer si l'assaillant, un Russe tchétchène de 18 ans, a bénéficié d'aide.

Ce lundi matin, onze gardes à vue sont toujours en cours. Il y a quatre membres de la famille de l’agresseur et trois de ses proches. C’est l’entourage, en matière terroriste on l’auditionne toujours pour essayer d’en savoir plus sur la personnalité du terroriste, ce qu’il a fait les jours qui ont précédé l’attentat et surtout s’il a des complices? 

Les enquêteurs ont déjà appris que cet homme d’origine tchétchène est radicalisé depuis plusieurs mois, mais reste à savoir comment. 

Un lien indirect clairement établi

Les autres personnes retenues, ce sont les auteurs des vidéos qui ont appelé à manifester contre le professeur assassiné. C’est le cas du père d’une élève et d’Abdelhakim Sefrioui, un militant islamiste connu des services de renseignements. Quel lien ont-il réellement avec le meurtrier ? On ignore encore s’ils ont eu des contacts directs avec lui, en tout cas le lien indirect est clairement établi. 

C’est bien à cause de ces vidéos que le jeune de 18 ans est passé à l’acte nous confie une source judiciaire. Des vidéos qui donnaient d’ailleurs le nom du professeur et son collège. 

Maxime Brandstaetter avec Guillaume Descours