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"Timide", "bras armé des gilets jaunes": ce que l'on sait du profil "atypique" du jeune preneur d'otages de Blagnac

Tout est bien qui finit bien. Le forcené de Blagnac, en Haute-Garonne, s'est rendu ce mardi soir, peu avant minuit. Un preneur d'otages "atypique", dont les raisons du passage à l'acte restent encore à éclaircir.

Plus de 5 heures d’angoisse mais un dénouement sans violence. En milieu d'après-midi ce mardi, à 16h20, un jeune homme de 17 ans avait pris en otage 4 femmes: la patronne et trois salariés d'un Bureau de tabac-presse-PMU de Blagnac, une commune proche de Toulouse.

"Défavorablement connu" des services de police

Vers 20 heures, une première femme a été libérée avant que les trois autres ne soient aussi relâchées, environ une heure plus tard.

Puis, après avoir parlementé avec le négociateur du Raid, le preneur d’otages a finalement décidé de se rendre, à l'issue d'une "très longue négociation" nécessaire pour le ramener "à la raison et l'interpeller en douceur", a souligné le patron du Raid, présent sur place.

"Il était défavorablement connu pour des affaires de violences", sur les forces de l'ordre notamment, de vol, mais aussi pour "sa participation en décembre à une manifestation de gilets jaunes, où il avait été interpellé", a expliqué Dominique Alzeari, le procureur de Toulouse. Mais il n'était pas non plus classé comme dangereux.

Théo, qui connaissait le jeune homme, est forcément un peu abasourdit: "C’est surprenant parce que j’étais au collège avec lui. Il a un an de plus que moi, j’étais en sixième il était en cinquième donc ça fait bizarre. C’était une personne assez renfermée, je le voyais assez seul. Il n’avait pas l’air d’avoir quoique ce soit comme envie. Il n’avait pas l’air d’être une personne dangereuse. Il avait l’air assez renfermé c’est vrai, mais pas dangereux".

Une lettre retrouvée à son domicile

Ce mardi, pourtant, c’est un garçon armé, déterminé qui est passé à l’action.Une perquisition des policiers a permis de trouver dans sa chambre un document manuscrit dans lequel il parle de son mal être, de son envie également de mener une action spectaculaire.

Dans ce document, il explique, selon sa formule, qu’il est le bras armé des "gilets jaunes" à Toulouse. Il va devoir expliquer les raisons de son geste aux policiers et à la justice.

Jean-Wilfrid Forquès (avec Caroline Petit)