RMC

Un haut fonctionnaire de police révoqué après un cas de triche au concours de commissaire

Frederic Dupuch, le 5 février 2016, à Paris

Frederic Dupuch, le 5 février 2016, à Paris - DOMINIQUE FAGET / AFP

Le haut fonctionnaire Frédéric Dupuch, soupçonné d'avoir transmis les sujets du concours de commissaire à une candidate qui était sa maîtresse, a été révoqué de ses fonctions.

Une histoire rocambolesque. Frédéric Dupuch, haut fonctionnaire de police, a été révoqué de ses fonctions. Il est soupçonné d'avoir transmis les sujets du concours de commissaire à une candidate, qui était sa maîtresse. Celle-ci, commandante en poste au pôle juridique de la Direction générale de la police nationale, a également été révoquée. Leur révocation a été "décidée et signée" la semaine dernière.

>>> Suivez RMC sur Google pour retrouver les dernières actualités

La candidate était sur écoute

Frédéric Dupuch, qui présidait le jury de cet examen par la voie professionnelle, et la candidate avaient déjà été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire fin mai pour "fraude à un concours public". Cette affaire a été mise au jour à l'occasion d'écoutes judiciaires visant la candidate, selon des sources proches du dossier. C'est ainsi que les enquêteurs ont intercepté des échanges entre cette femme et le président du jury sur la fuite des sujets.

La candidate avait été placée sur écoute pour surveiller son frère, visé dans une enquête distincte dans le Nord et qui était difficile à localiser en raison de ses changements réguliers de puces de téléphone.

Il pilotait le projet de réforme de la PJ

Jusqu'à cette affaire, Frédéric Dupuch était en poste au cabinet du directeur général de la police nationale Frédéric Veaux, où il pilotait le controversé projet de réforme de la police nationale et de la police judiciaire. Il a été remplacé dans ces fonctions par l'inspecteur général Grégory-Hugues Frély.

Avant cela, Frédéric Dupuch avait notamment été directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP). Il avait été limogé après les violences survenues lors des manifestations de "gilets jaunes" en 2019.

MM avec AFP