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Violente agression du jeune Yuriy à Paris en 2021: 13 adolescents renvoyés en procès

Yuriy 14 ans, avait été violemment agressé le 15 janvier 2021 dans le 15e arrondissement de Paris. Son agression ultraviolente avait été filmée par des caméras de surveillance et avait été largement diffusée par les médias.

Le juge d'instruction chargé d'enquêter sur la violente agression du jeune Yuriy début 2021 à Paris, sur fond de conflit entre bandes de jeunes, a ordonné mardi le renvoi en procès criminel de 13 adolescents ou jeunes hommes, a-t-on appris de source proche du dossier.

Six d'entre eux, âgés de 15 à 18 ans au moment des faits, comparaîtront pour "tentative de meurtre" sur le collégien gravement blessé qui s'apprêtait à fêter ses 15 ans.

Dans son ordonnance dont l'AFP a eu connaissance, le juge d'instruction estime que "les faits s'inscrivent dans un contexte de rivalité entre jeunes individus, résidents du 15e arrondissement de Paris, formant la bande RD4 d'une part, et celle du plateau de Vanves d'autre part".

"Acte de vengeance"

"Il est établi que l'agression de Yuriy (...) était un acte de vengeance en réponse à l'agression subie" cinq jours plus tôt par le demi-frère et cousin de deux des mis en cause, d'après le magistrat.

Dans le détail, le juge d'instruction a très largement suivi les réquisitions du parquet de Paris et prononcé le renvoi devant la cour d'assises des mineurs de Paris de six jeunes hommes âgés de 16 à 17 ans et de deux âgés de 18 ans au moment des faits, ainsi que le renvoi devant le tribunal pour enfants statuant en matière criminelle de quatre mineurs âgés de 14 à 15 ans.

Deux procès devraient donc se tenir, possiblement à huis clos vu l'âge au moment des faits des mis en cause.

Une agression filmée

Né en Ukraine en 2006, Yuriy avait été conduit à l'hôpital dans un état grave après avoir été roué de coups dans la soirée du 15 janvier 2021, alors qu'il se trouvait avec des amis sur la dalle de Beaugrenelle, le toit aménagé d'un centre commercial du XVe arrondissement de la capitale.

Son agression, documentée sur une vidéo, avait été largement attribuée à un règlement de comptes entre bandes rivales sur fond de provocations sur les réseaux sociaux.

La diffusion sur ces réseaux le 22 janvier d'une vingtaine de secondes d'images de son agression avait suscité de nombreuses réactions, aussi bien du président Emmanuel Macron que du footballeur Antoine Griezmann.

G.D avec AFP