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Affaire Penelope Fillon: "je ne vois pas pourquoi on lui reproche quoi que ce soit"

Alors que la justice va enquêter sur la réalité de l'emploi d'attachée parlementaire de Penelope Fillon, rémunérée par son mari, après des révélations bien embarrassantes pour la campagne du candidat de la droite à la présidentielle, à La Roche-sur-Yon (Vendée), entre confiance et déceptions, les électeurs de François Fillon sont partagés sur cette affaire.

En Vendée, on a massivement voté pour François Fillon lors de la primaire de la droite (77% contre 23% pour Juppé au deuxième tour de la primaire). Alors quand, ce mercredi, le Canard Enchaîné a révélé que Penelope Fillon aurait été rémunérée pendant huit ans au poste, qualifié de fictif par le journal satirique, d'assistante parlementaire (entre 1998 et 2002, puis entre 2002 et 2007), pour un total de "500.000 euros brut", les électeurs de François Fillon ont quelque peu été choqués.

C'est le cas de Jean-Paul, habitant de La Roche-sur-Yon qui a voté François Fillon à la primaire de la droite. Mais depuis ces révélations, il ne veut même plus en entendre parler: "Je suis complètement déçu. On fait confiance et on s'aperçoit qu'en fait ces gens-là ne marchent que pour eux. Ça prend des proportions… On ne sait plus trop où l'on va. Je pense donc qu'à la présidentielle je vais rester chez moi, bien au chaud".

"C'est un homme propre"

Emploi fictif ou pas, Agnès, de son côté, reste confiante. Pour elle, hors de question de lâcher son candidat: "Je trouve tout à fait normal qu'une femme qui travaille ait droit à un salaire. Je ne vois pas pourquoi on lui reproche quoi que ce soit. Personnellement, je reste fidèle à François Fillon". Alain Lebœuf, député Les Républicains de Vendée, tient, pour sa part, à rassurer les sympathisants de François Fillon.

"C'est un homme propre. Il l'a déjà démontré et il va continuer à le faire, assure-t-il. Je demande à tous nos électeurs de garder cette confiance et de ne pas se laisser impressionner par des événements très anciens". Ce mercredi, les proches de François Fillon étaient en réunion de crise pour gérer au mieux l’impact de cette affaire sur la campagne du candidat à la présidentielle.

M.R avec Anaïs Denet