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Alliance LFI-PS: "Je ne suis pas devenu Insoumis dans la nuit", assure Olivier Faure

Le PS doit entériner l'accord avec la France insoumise pour les élections législatives ce jeudi. Un accord décrié jusque dans son propre camp mais nécessaire pour la gauche, estime Olivier Faure.

Le "presque accord" entre la France insoumise et le Parti socialiste en vue des élections législatives, doit être scellé ce jeudi. Le PS doit tenir un Conseil national, pour ratifier ou non l'alliance avec le parti de Jean-Luc Mélenchon. Mais l'issue reste incertaine alors que de nombreuses plusieurs figures socialistes historiques, dont François Hollande, ont regretté que le PS rejoigne la nouvelle union. L'ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve a même décidé de partir du parti.

Car l'alliance inquiète, certains déplorant que le PS ne se trahisse en s'alliant avec une gauche vue comme plus radicale: "Je ne suis pas devenu Insoumis dans la nuit. Des divergences se maintiendront mais les points de convergence sont tellement nombreux qu'il serait fou de passer à côté il n'y a pas de soumission aux Insoumis", a tempéré ce jeudi sur RMC et BFMTV Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS.

"Dans son histoire, le PS a accepté d'aller vers une forme de radicalité"

Interrogé sur les points de désaccords entre socialistes et insoumis, notamment sur la question de la guerre en Ukraine, il a assuré qu'il continuerait à défendre les livraisons d'armes aux Ukrainiens et les sanctions contre le régime de Vladimir Poutine. "Cette intransigeance ne se modifiera pas", a-t-il ajouté.

Quant aux positions de La France insoumise qui milite pour la retraite à 60 ans et une augmentation majeure du Smic, Olivier Faure estime que justement, "le vrai Parti socialiste a accepté, dans son histoire, d'être un parti qui bousculait, et d'aller vers une forme de radicalité", évoquant des réformes comme les 35 heures, les congés payés

"Je ne sais pas ce que sera ce soir la décision que prendront les socialistes et je leur fais confiance. Nous sommes dans un espace qui est celui de la gauche et nous devons considérer qu'aujourd'hui la gauche a besoin de se rassembler pour pouvoir gagner", a- t-il ajouté.
Guillaume Dussourt