RMC

Audition de Christophe Castaner: les parlementaires républicains prêts à utiliser leur droit de tirage annuel

Sommé de s'expliquer après la tuerie de la préfecture de police de Paris, Christophe Castaner doit être auditionné trois fois par les parlementaires français.

Après l'attaque qui a fait quatre morts à la préfecture de police de Paris jeudi dernier, le ministre de l'Intérieur est sommé de s'expliquer sur les éventuelles défaillances des services de sécurité. Pas moins de trois auditions sont prévues pour Christophe Castaner.

Depuis 8h30 ce mardi, il est auditionné à huis clos par la délégation parlementaire au renseignement composée de quatre députés et quatre sénateurs. En fin de journée, ce sera au tour des députés de la commission des lois de l'interroger. Enfin jeudi, ce seront les sénateurs de la commission des lois qui le questionneront à leur tour. L'audition sera cette fois-ci publique.

"Il faut à tout prix nous dire ce qu’il s’est passé"

Mais certains députés réclamaient l'audition du ministre de l'Intérieur depuis plusieurs jours déjà. Aujourd’hui ils n'ont donc pas l'intention de ménager Christophe Castaner. Les zones d'ombres sont encore nombreuses, le communiste Stéphane Peu attend donc des réponses précises.

"C’est lui le patron, c’est lui qui a les clés. Il faut à tout prix nous dire ce qu’il s’est passé et où sont les défaillances parce que si les Français ne peuvent plus avoir confiance dans leur système de sécurité, il va s’en suivre une très grande inquiétude", explique-t-il au micro de RMC.

Les Républicains remontés

Mais sans attendre l'audition, d'autres comme les Républicains veulent déjà aller plus loin.

"Une simple audition ne permettra pas de faire la clarté sur les processus qui ont conduit à ce drame. Aujourd’hui nous demandons donc une commission d’enquête parlementaire qui nous permettrait d’aller dans le détail en convoquant des fonctionnaires de la préfecture et du ministère de l’Intérieur", avance de son côté Raphaël Schellenberger, député Les Républicains du Haut-Rhin.

Et si la conférence des présidents leur refuse cette commission d'enquête, les Républicains utiliseront leur droit de tirage, un droit qui les autorise une fois par an à inscrire une commission d'enquête de leur choix à l'agenda de l'assemblée.

Juliette Droz et Paul Barcelonne (avec Guillaume Dussourt)