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Blocages d'universités: Sarah Saldmann tacle "une bande de gamins en sarouel semi-bobo"

Des étudiants bloquent plusieurs universités de France aux cris de "Ni Macron, ni Le Pen", visiblement déçus par les résultats du premier tour de l'élection présidentielle.

"Ni Macron, ni Le Pen", un nouveau rassemblement est prévu ce vendredi devant la Sorbonne alors que l'université parisienne est toujours bloquée par une poignée d'étudiants enfermés à l'intérieur. Jeudi soir, une partie d'entre eux ont quitté les lieux. Ces jeunes protestent contre le résultat du premier tour de l'élection présidentielle mais veulent aussi alerter sur les questions écologiques et sociales absentes du débat selon eux.

Une mobilisation qui a fait sortir de ses gonds l'avocate Sarah Saldmann ce vendredi sur le plateau des "Grandes Gueules" sur RMC et RMC Story. "C'est une bande de gamins en sarouel semi-bobo qui manifestent comme ils peuvent et qui sont en train de détruire un bien magnifique qu'est la Sorbonne, où de nombreux jeunes voudraient étudier. C'est parfaitement scandaleux", a-t-elle lancé, très remontée.

"C'est une atteinte au suffrage universel. S'ils ne sont pas contents, il fallait aller bouger leurs copains pour aller voter au premier tour", ajoute-t-elle, rappelant que 42% des 18-24 ans, ne sont pas allés voter à l'occasion du premier tour de l'élection présidentielle.

"C'est une minorité qui fait beaucoup de bruit"

Et c'est là que le bât blesse pour elle: "Qu'est ce qu'ils ont foutu avant? Il fallait remuer leurs copains pour aller voter. Il n'y a pas de gauche au second tour, c'est comme ça. Maintenant; ils votent l'un ou l'autre, Marine Le Pen est d'extrême droite, Emmanuel Macron est ce qu'il est, mais c'est un candidat qui n'est pas d'extrême droite. On ne peut pas mettre les deux sur le même niveau".

Pour elle, les étudiants bloqueurs empêchent aussi les autres d'étudier: "C'est une minorité qui fait beaucoup de bruit. C'est inadmissible, ils dégradent la Sorbonne, ils peuvent aller dans la rue sans bloquer", conclut Sarah Saldmann.

Des étudiants bloquent également depuis lundi des locaux de l’Ecole normale supérieure à Paris. Dans la capitale, 150 étudiants ont aussi bloqué l'entrée de Sciences Po jeudi, avant d'être délogés par des militants d'extrême droite en fin d'après-midi, une action revendiquée par le syndicat étudiant "La Cocarde".

G.D.