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Campagne pour le second tour des municipales: des candidats craignent que les maires sortants en profitent

Le second tour des municipales, qui devrait se tenir fin juin, pourrait s'avérer être un vrai casse-tête dans son organisation, alors que la campagne devrait être grandement compromise.

Annulé 24 heures après la tenue du premier scrutin, le second tour pourrait être organisé dès le 28 juin, avec une campagne limitée sans tractage sur les marchés notamment. Le gouvernement doit rendre un rapport au Parlement, qui tranchera. Ces élections municipales très perturbées par l’épidémie de coronavirus, déstabilisent les candidats, qu’ils soient sortants ou d’opposition.

Ainsi, organiser le second tour des municipales, ce n'est pas seulement un défi logistique pour la maire de Plaisir (Yvelines), Joséphine Kollmannsberger:

"On me demande: 'Madame la maire y-aura-t-il beaucoup de monde dans le bureau, y aura-t-il assez d’espaces et de gel, est-ce que vous aurez des masques?'. C’est une responsabilité psychologique parce qu’il faut rassurer les personnes", explique-t-elle au micro de RMC.

Les oppositions désavantagées ?

Mais avant de voter, il y a une campagne à terminer visage masqué : "Ce qui est important dans une campagne et une élection c’est d’être au plus près et au contact des personnes. Ce masque pose évidemment problème donc on met tout dans les yeux", assure la maire.

Sans réunion publique, sans mains à serrer, sans marché à arpenter, difficile d'exister pour la liste d'opposition menée par Patrick Ginter:

"Nous ne pouvons nous faire entendre qu’avec nos moyens: dialoguer sur l’ensemble des réseaux, pourquoi pas monter des réunions par visio, des petites réunions d’appartements à moins de 10, par contre aller blablater sur les marchés, non!".

Et certains candidats d’opposition redoutent que les maires sortants tirent profit au second tour de leur gestion de la crise.

Paul Barcelonne et Florian Chevallay (avec Guillaume Dussourt)